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QUESTION D'ACTU

Fin de vie

Affaire Lambert : regain d'intérêt sur les directives anticipées

Le cas de Vincent Lambert a provoqué un sursaut des questions autour des directives anticipées auprès de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD).

Affaire Lambert : regain d'intérêt sur les directives anticipées PFG/SIPA/SIPA

  • Publié 04.02.2014 à 16h53
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L’affaire Vincent Lambert relance le débat sur la fin de vie. Selon Europe 1, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) croule sous les appels et les demandes d’information sur la fin de vie et les directives anticipées.
En 15 jours, l’ADMD a accueilli environ plus de 1 600 adhérents supplémentaires et le standard ADMD-Ecoute n’a pas connu le repos,confirme à la rédaction de pourquoidocteur Jean-Luc Romero, président de l’ADMD : « Il y a 15 jours, on ne pouvait pas travailler tant le téléphone sonnait. Tout le monde, même la comptabilité et le département fichiers Internet, devaient répondre », précise-t-il. « On a eu un nombre d'adhésions absolument hallucinant. » Pour lui, la situation de Vincent Lambert a réveillé les consciences.

 

Ecoutez Jean-Luc Romero, président de l’ADMD : « Une partie de nos adhérents se sont affolés et des gens de l'extérieur, qui se sont rendus compte de ce qui se passait, ont appelé. »

 

 

L’affaire Vincent Lambert fait réfléchir les Français à leur propre fin de vie. Ce trentenaire est plongé dans un état de conscience minimale depuis 5 ans, à la suite d’un accident de la route. Son épouse souhaite arrêter les traitements qui le maintiennent en vie mais ses parents ne sont pas d’accord. L’homme n’ayant pas laissé de directives. La justice a tranché en faveur des parents mais le conseil d'Etat doit se prononcer ce jeudi. La loi Leonetti sur la fin de vie, elle, n’est pas sufisamment précise sur cette question. Jean-Luc Romero dénonce le manque d’information publique sur les directives anticipées, qui auraient permis d'éviter une telle situation.

 

Ecoutez Jean-Luc Romero, président de l’ADMD : « On a demandé des campagnes sur les directives anticipées, et on se rend compte qu'à peine 2,5 % des Français les ont écrites. »

 

Comment rédiger ses directives anticipées ?

La plupart des Français ignorent comment ils peuvent rédiger leurs directives anticipées, stipulant ce qu'ils souhaitent et ne souhaitent pas subir dans l'éventualité où ils ne seraient plus en état de l'exprimer. 98% ne laissent pas de document écrit à leurs proches ou à leur médecin. Il est pourtant possible de rédiger ces directives dès sa majorité. Elles doivent être manuscrites et parfaitement authentifiables. Pour cela, il faut préciser son identité complète, date et lieu de naissance compris, et signer le document. Il n’existe pas de support réglementaire pour préciser ses directives anticipées. Chacun peut les rédiger sur une feuille blanche, ou utiliser les formulaires types disponibles sur le site internet de l’Assurance Maladie et sur celui de la Société française d’accompagnement des soins palliatifs.

 

Le document doit être validé par deux témoins, qui attestent que les directives expriment la volonté du patient. Il est ensuite inséré dans le dossier médical du patient. L’un des témoins doit être une personne de confiance, vers laquelle les médecins puissent se tourner si la personne n’est plus capable d’exprimer sa volonté. Elles doivent dater de moins de trois ans pour être prises en compte.  Toutefois, en France, elles n’ont pas de valeur contraignante pour le médecin, qui reste le décisionnaire ultime.

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