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Accidents de la vie courante

Deux fois moins de jouets dangereux dans nos rayons

Par Julian Prial

Le travail et les contrôles des Inspecteurs de la concurrence ont permis de ramener en six ans de 35 % à 18 %, la proportion des jouets dangereux. 

A. Gelebart/20 Minutes/SIPA
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A l'approche de Noël, cette information rassurera sans doute les parents et fera plaisir aux enfants. En visite hier dans un grand magasin de jouets, le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, a indiqué que le taux de jouets dangereux ou non conformes baisse sans cesse depuis six ans. Des résultats rassurants que l'on doit en grande partie au travail des enquêteurs de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Les jouets dangereux ont baissé de moitié
En effet, en 2012, ces agents de l'Etat ont procédé à des contrôles dans près de 1 800 établissements et ont effectué des vérifications sur plus de 6 000 références de jouets. Résultat, pour cette seule année, « les contrôles ont amené au retrait du marché d'environ 350 000 jouets et la mise en conformité d'à peu près 100 000 d'entre eux », a indiqué le ministre au mciro de  LCI. Un résultat « très encourageant », selon lui, tant la baisse des jouets dangereux constatée ces dernières années est loin d'être négligeable.

Ce taux qui atteignait  tra, selon les derniers chiffres de la DGCCRF.
Parmi les principaux dangers répertoriés sur ces produits figurent le risque d'avaler de petits éléments, la présence de substances chimiques interdites (phtalates), ou encore le risque de s'étouffer. Concernant la non-conformité de ces jouets, il s'agit la plupart du temps d'une absence de marquage CE ou d'une notice rédigée en langue étrangère. 

Le défaut de surveillance souvent à l'origine de l'accident 
Quoi qu'il en soit, même si la nouvelle rassure à l'approche des fêtes, il ne faut jamais cesser de surveiller les tout petits. Car d'après une enquête menée par l'Institut de veille sanitaire, les parents sont bien souvent en cause dans les accidents mortels toutes causes confondues dont sont victimes les enfants. Si bien que le défaut de surveillance de l'enfant dans la vie courante est mentionné 6 fois sur 8 dans les décès d'enfants de moins d'1 ans et dans 57 % des décès des 1-4 ans. Viennent ensuite l'absence de prise de conscience ou le déni du risque de la part de certains parents.
Et parmi les objets à risque pour les enfants, les jouets dangereux ne sont pas la seule menace. D’après une étude américaine, les bonbons durs seraient la cause principale d’étouffement. Dans 10 % des cas, ces accidents nécessitent même une hospitalisation !