ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Le prix du préservatif devrait baisser en 2014

Annonce de Marisol Touraine

Le prix du préservatif devrait baisser en 2014

Par Audrey Vaugrente

La TVA appliquée aux préservatifs va baisser au 1er janvier. C’est ce qu’annonce la ministre de la Santé avec d'autres mesures en direction des jeunes.

PURESTOCK/SIPA
MOTS-CLÉS :

« Le préservatif, c’est vraiment décisif ! » souligne Marisol Touraine, ministre de la Santé, dans une interview au Journal Du Dimanche (JDD) du 1er décembre. Elle y annonce une nouvelle série de mesures contre le sida. A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, la ministre détaille le plan gouvernemental pour faire reculer le nombre d’infections au VIH.

 

TVA à 5,5%

L’usage du préservatif recule chez les homosexuels, annonçait ce 29 novembre le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH). L’Organisation Mondiale de la Santé lance aussi l’alerte : le nombre de jeunes porteurs du VIH a progressé d’un tiers depuis 2001. Marisol Touraine fait d’un usage généralisé du préservatif son cheval de bataille. Pour cela, elle met en place une mesure forte : baisser le prix des préservatifs.

« Au lieu d’augmenter au 1er janvier comme cela était prévu, le taux de TVA qui leur est appliqué va baisser de 7% à 5,5%, » affirme la ministre dans Le JDD.

 

La ministre demande aux fabricants de répercuter cette baisse sur le prix des boîtes de préservatifs. Cela devrait représenter une économie de 10 à 20 centimes d’euro par boîte achetée. Une mesure qui devrait, selon elle, « inciter les jeunes et les moins jeunes » à utiliser plus souvent le préservatif pour se protéger. Leur prix peut varier du simple au double selon le lieu d’achat, avec un tarif minimum de 20 centimes d'euro. Du lycée à la pharmacie en passant par le buraliste et la station-service, de nombreux points de vente sont disponibles pour acheter ces produits. Pour les porte-monnaie les moins garnis, il est aussi possible d’obtenir gratuitement des préservatifs auprès des plannings familiaux, des centres de dépistage ou des associations de lutte contre le sida.

 

Sensibiliser les ados

L’autre axe principal de la lutte contre le VIH : sécuriser la vie sexuelle dès l’adolescence. La ministre de la Santé suggère d’améliorer l’accès aux soins pour les mineurs et de favoriser le dépistage sans accord parental. Elle annonce aussi le lancement d’une campagne de prévention, destinée principalement au jeune public. Son slogan : « Contre le sida, la meilleure défense c’est le préservatif. »

 

Mais le dépistage est aussi un axe à améliorer, notamment dans les populations à risques (homosexuels, prostitué(e)s, migrantes). Cela passera par un développement des autotests, en sortant du circuit classique (hôpital, centre de dépistage). L’objectif : réduire le nombre de personnes ignorant leur séropositivité, 30 000 environ. Une présence sur le terrain est nécessaire, auprès des personnes particulièrement exposées. Concernant le dossier des autotests, qui devraient être autorisés début 2014, Marisol Touraine a évoqué une procédure « bien engagée. »