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E-cigarette : une étude dresse le portrait robot du vapoteur

Une étude menée en République tchèque révèle que 60% des consommateurs d'e-cigarette ont réduit leur consommation de tabac.

E-cigarette : une étude dresse le portrait robot du vapoteur MCT/SIPAUSA/SIPA

  • Publié 08.11.2013 à 12h21
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La cigarette électronique fait un tabac dans le monde ! Avec 1,5 million d'utilisateurs en France et près de 7 fois plus en Europe, le nombre de vapoteurs ne cesse d'augmenter. Ainsi, l'an dernier, 23 millions d’Européens auraient testé la cigarette électronique, selon l’Eurobaromètre. Et le phénomène a visiblement débarqué outre-Atlantique. La consommation de e-cigarettes chez les jeunes américains a, en effet, doublé en un an.
C'est dans ce contexte que le revue médicale Chest publie dans son édition de novembre des indications sur le profil de ces personnes qui ont abandonné définitivement ou temporairement le tabac. Grâce à cette étude, pourquoidocteur dresse le portrait-robot du vapoteur.

Les testeurs plus jeunes que les vapoteurs réguliers
L'étude a été réalisée en République tchèque, où les cigarettes électroniques sont disponibles en bureaux tabac, dans les magasins spécialisés et sur ​​Internet. Le principal auteur de l'étude Peter Hajek, du Centre britannique pour le tabac et l'alcool à l'Université Queen Mary de Londres, a interrogé 1738  Tchèques sur leur consommation de tabac et d'e- cigarette. Les participants ont tout simplement été sélectionnés à la sortie des bureaux tabac ou lorsqu'ils fumaient dans la rue.
Conclusion, les testeurs de e-cigarettes sont en général plus jeunes que ceux qui ne l'ont pas essayée (31 ans en moyenne). Mais les utilisateurs réguliers de cigarettes électroniques ont tendance à être un peu plus âgés que ceux qui l'ont juste testée (34 ans en moyenne). Les vapoteurs sont aussi plus souvent des hommes.

Pourquoi se mettent-ils au vapotage ?
La première motivation est de réduire leur consommation de cigarettes classiques (39,5 %). Ensuite, les vapoteurs reconnaissent se metttre au produit pour l'utiliser dans les endroits où l'interdiction de fumer est en vigueur (28,3 %). Enfin, l'envie d'arrêter de fumer définitivement concerne 27 % d'entre eux. Sur ce dernier point, les scientifiques précisent que 60 % des utilisateurs réguliers de cigarettes électroniques ont réduit leur consommation de tabac, en moyenne, d'environ 10 cigarettes par jour.

L'essayer, c'est l'adopter
En outre, d'après ces chercheurs britanniques, près de 20 % de ceux qui ont essayé la cigarettes électroniques sont devenus des utilisateurs réguliers. Un taux d'adoption « remarquablement élevé », fait remarquer Peter Hajek. Et ce dernier de rajouter que, « ce constat nous montre que la plupart des vapoteurs réguliers y ont recours plusieurs fois par jour tous les mois.
Et les e-cigarettes ne sont pas juste une mode susceptible de disparaître. « Le produit est visiblement en train de devenir une véritable alternative aux cigarettes classiques », remarquent les chercheurs 
Sur ce point, un organisme international, spécialisé dans les maladies respiratoires, s'inquiétait récemment sur le risque de dépendance à la nicotine, notamment pour les jeunes.

Vapoter reste moins nocif que fumer
Par ailleurs, les auteurs rappellent également que vapoter reste moins nocif que fumer. Interrogé fin août par pourquoidocteur, le Dr Gérard Mathern, secrétaire général de la Société Française de Tabacologie, indiquait il est vrai que, « la cigarette contient par exemple du goudron, une substance extrêmement toxique et collante qui transporte beaucoup d'éléments toxiques. A la longue, il cause le cancer de la gorge et du poumon, et le cancer de la langue chez les fumeurs de tabac à rouler. » Ensuite, Gérard Mathern rappelait également que, « la cigarette conventionnelle crée du monoxyde de carbone, un gaz produit par la combustion du tabac. Il possède des propriétés asphyxiante et polluantes et réduit l'oxygénation des tissus organiques. Il est notamment responsable des maladies cardiovasculaires chez les fumeurs. » 
Enfin, d'après le 1er essai comparatif mené en Nouvelle-Zélande et dévoilé début septembre, la e-cigarette serait un outil de sevrage tabagique au moins aussi efficace que les patchs de nicotine ! Sur ce dernier point par contre, l'équipe de Londres confie ses doutes. Pour ces scientifiques, « il est moins certain que les e-cigarettes aident réellement les fumeurs à cesser le tabac. »

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