ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Fermeture mouvementée des urgences de l'Hotel-Dieu

Lundi 4 novembre

Fermeture mouvementée des urgences de l'Hotel-Dieu

Par Arnaud Aubry

Lundi 4 novembre, le service des urgences de l'hôpital parisien sera remplacé par un service de consultations 24/24. Les blouses blanches restent mobilisés.

20 MINUTES/SIPA

Ils étaient une quarantaine de personnes vendredi 1er novembre à manifester devant le Panthéon à Paris. Médecins, infirmières, ces blouses blanches sont opposés à la fermeture des urgences de l'Hotel-Dieu. Pour exprimer le danger que représente cette fermeture à leurs yeux, ils ont mimé l'enterrement d'un patient qui n'aurait pas été pris en charge à temps par les services hospitaliers.

Les opposants au projet de la direction de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris jugent en effet que la réorientation des flux de malades va provoquer la « sursaturation » des services d'urgences parisiens. « Le mort symbolique, c'est pas que des mots en l'air. Toutes les études le montrent : plus on attend aux urgences, plus on meurt », a déclaré au Monde l'urgentiste Gérald Kierziek, fer de lance de l'opposition.


Les urgentistes de l'Hotel-Dieu sont particulièrement remontés contre Marisol Touraine, la minsitre de la Santé qui s’était engagée en juillet 2013 à retarder la fermeture des urgences de l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu. Une annonce sans effet puisque les urgences de l'Hôtel-Dieu seront bien remplacées lundi 4 novembre par un service de consultations 24 heures sur 24, comme prévu. Les patients transportés par les pompiers seront dirigés vers d'autres hôpitaux tandis que ceux qui viennent par leurs propres moyens seront pris en charge par des médecins.