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QUESTION D'ACTU

Réduction de mortalité de 28%

Cancer du pancréas : un nouvel espoir

Une combinaison de 2 chimiothérapies montre des résultats encourageants dans les formes avancées d’un des cancers les plus redoutables, celui du pancréas.

Cancer du pancréas : un nouvel espoir Gerry Broome/AP/SIPA

  • Publié 18.10.2013 à 17h42
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« Dans le cancer du pancréas, il y a rarement de bonnes nouvelles, pour une fois c’est vraiment le cas », racontait en janvier le Pr Emmanuel Mitry, oncologue digestif à l’Institut Curie, de retour du congrès américain de cancérologie digestive. Des résultats très prometteurs d’une combinaison de deux chimiothérapies contre les formes avancées du cancer du pancréas y avaient été dévoilés et sont aujourd’hui publiés dans le New England Journal of Medicine. Cet essai clinique a concerné 861 patients souffrant d’un cancer du pancréas avec des métastases. La moitié d’entre eux a reçu la chimiothérapie classique, la gemcitabine et l’autre groupe a reçu une combinaison de gemcitabine et de nab-paclitaxel. Cette deuxième molécule de chimiothérapie est accrochée à une nano-particule qui joue le rôle de transporteur et permet aux traitements de mieux pénétrer dans les celulles de la tumeur. Elle a permis aux patients traités de survivre en moyenne 8,5 mois contre 6,7 pour ceux qui n’ont reçu que la chimiothérapie standard.

 

Ecoutez le Pr Emmanuel Mitry, oncologue digestif à l’Institut Curie à Paris, interrogé en janvier dernier : « Malheureusement, ce ne sont que des petits progrès de quelques mois mais cela correspond à une réduction du risque de décès de 28% ».


Le cancer du pancréas est l’un des cancers dont le pronostic est le plus sombre. Lorsque le diagnostic intervient en phase avancé, lorsqu’il y a déjà des métastases, seuls 2% des patients sont encore en vie au bout de 5 ans. « Les premiers symptômes sont souvent anodins, ce qui fait que le diagnostic de cancer est fait trop tardivement. Seules 15 à 20% des tumeurs sont encore opérables », explique Emmanuel Mitry. Ce qui explique les espoirs placés dans cette nouvelle combinaison de chimiothérapies. Au bout d’un an, 35% des patients étaient toujours vivants et 9% au bout de 2 ans contre 22 et 4% avec la chimiothérapie classique. Pour le Dr Josep Tabernero, directeur de l’Institut d’oncologie du Val d’Hebron et co-auteur de cet essai clinique, « la combinaison gemcitabine/nab-paclitaxel va devenir une référence pour le traitement de cette maladie. De nouveaux médicaments encore en développement se comparent déjà à cette combinaison pour arriver à faire mieux ».  

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