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QUESTION D'ACTU

En réponse à l'Europe

Pilules de dernière génération : la France maintient ses restrictions

L'Agence française du médicament continue de recommander l'utilisation préférentielle des pilules de 1G et de 2G, malgré l'avis de l'Europe.

Pilules de dernière génération : la France maintient ses restrictions JS EVRARD/SIPA

  • Publié 14.10.2013 à 19h03
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La bras de fer entre l'Europe et la France sur la bonne utilisation des pilules contraceptives continue ! Malgré l'avis de l'Agence européenne du médicament (EMA) rendu en fin de semaine qui confirmait le rapport bénéfices/risques positif des pilules de nouvelles générations, l'Agence de sécurité du médicament (ANSM) recommande toujours ce lundi l'utilisation préférentielle des pilules de 1ère et 2ème générations pour la France

Dans cette histoire, le Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (Prac) avait été saisi à la demande de la France sur la question du risque thrombo-embolique de ces contraceptifs, par rapport aux contraceptifs oraux plus anciens (pilules de 1G et 2G). Cette requête de Marisol Touraine, intervenue au mois de janvier dernier, demandait aussi à l’Agence Européenne si une restriction des indications en deuxième intention des pilules de nouvelles générations n’était pas nécessaire. L'EMA devait également déterminer si les notices des produits apportent « la meilleure information possible aux patients et aux médecins pour prendre  les décisions de santé appropriées. »

A toutes ces questions, l'Europe a répondu en minimisant les risques des pilules de nouvelles générations. En réponse, l'ANSM reconnaît que la position française de privilégier la prescription des contraceptifs oraux anciens « n'a pas été suivie par une majorité des pays européens. » Pas étonnant lorsqu'on se souvient qu'à cette époque, plusieurs députés européens avaient sévèrement critiqué les choix des autorités sanitaires françaises. 
L'Agence française indique toutefois qu'elle « continue de recommander aux femmes et aux prescripteurs d'utiliser préférentiellement des contraceptifs oraux combinés contenant du lévonorgestrel ou de la noréthistérone, ou maintenant du norgestimate en combinaison avec la dose la plus faible d'estrogène. » 
Enfin, elle insiste sur la nécessité de réaliser un examen médical « attentif » et des examens biologiques (cholestérol total, triglycérides, glycémie à jeun) afin de repérer les facteurs de risque.

L'avis du PRAC doit être discuté par le Comité des médicaments à usage humain (CMUH) de l'EMA lors de sa réunion plénière du lundi 18 au jeudi 21 novembre, dont la position finale sera ensuite examinée par la Commission européenne.
Ainsi, « la position actuelle de l'Ansm est donnée en attendant la suite du processus et ne présume pas de la décision finale », conclut une porte-parole de l'agence contactée par l'Agence Presse Médicale. 

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