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QUESTION D'ACTU

Qualité de l'air

Le système d’alerte pour les pics de pollution sauve de nombreuses vies

Les procédures d’alerte contre les pics de pollution atmosphérique mises en place depuis 2007 ont permis de diminuer nettement la mortalité cardiovasculaire. 

Le système d’alerte pour les pics de pollution sauve de nombreuses vies Delpixart / istock.

  • Publié le 20.05.2021 à 12h30
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L'ESSENTIEL
  • Une politique d’alertes, associée à des mesures d’urgence telles que la limitation du trafic automobile (par exemple, l’abaissement des limites de vitesse autorisées en circulation) a été mise en place à Paris comme dans plusieurs autres grandes villes dans le monde pour protéger les populations les jours où l’exposition aux polluants atmosphériques est particulièrement importante.
  • Pour cela, des "pics" de pollution de l’air sont identifiés lorsqu’est dépassé le seuil d’alerte définis par la réglementation nationale.

Pour la première fois depuis 2007, année de la mise en place des procédures d’alerte contre les pics de pollution dû aux particules PM10 en Île-de-France, une équipe de chercheurs de l’Inserm et de Sorbonne Université à l’Institut Pierre Louis d’Épidémiologie et de Santé Publique (IPLESP) a mesuré leurs effets sur la mortalité de la population générale, et plus spécifiquement des adultes âgés de plus de 75 ans.

Bénéfice sur la mortalité cardiovasculaire

"Si les émissions de PM10 ont diminué en région parisienne ces dernières années, Paris présente toujours les concentrations de PM10 les plus élevées parmi les villes de l’Union Européenne et 60 000 de ses habitants sont régulièrement exposés à des concentrations de PM10 supérieures aux seuils réglementaires de l’UE", souligne Anna Alari, chercheuse Inserm et auteure de l’étude.

Son équipe a identifié un bénéfice sur la mortalité cardiovasculaire suite à l’application de seuils plus stricts mis en place à la fin de l’année 2011, avec une réduction allant de 7% à 25% de la mortalité journalière dans la population générale (cela correspond à une estimation de 386 décès évités grâce à ces mesures sur la période allant de 2011 à 2015) et une réduction allant de 9% à 28% de la mortalité journalière pour les adultes plus âgés (348 décès évités estimés). L’étude n’a pas mis en évidence d’effet sur la mortalité respiratoire.

Pour des changements structuraux

La pollution de l’air peut avoir divers effets à court et à long terme sur la santé. D’une part, une exposition à la pollution constante, sur plusieurs années, accroît le risque de maladies chroniques (cancer du poumon, par exemple). D’autre part, une exposition aiguë, à des concentrations journalières élevées de polluants atmosphériques, peut aggraver les symptômes de maladies respiratoires ou déclencher un infarctus du myocarde.

"La mise en place de politiques publiques axées sur des changements structuraux (piétonisation de certaines zones urbaines, renforcement du réseau de transports en commun pour limiter les déplacements automobile), ou visant à réduire les émissions liées aux industries sont des mesures qui pourraient s’avérer particulièrement bénéfiques, avec un impact potentiellement plus fort que des actions de court terme comme la restriction du trafic automobile par exemple", conclut Anna Alari.

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