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Cancer du poumon : EDF condamné pour faute inexcusable

Par La rédaction

Ne pouvant apporter la a preuve que le cancer de son employé décédé ne pouvait pas être lié aux doses de radioactivité qu'il avait reçues, EDF a été condamné par le tribunal d'Orléans.

GILE MICHEL/SIPA
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Il avait travaillé pendant 30 ans comme chaudronnier dans la centrale nucléaire EDF de Dampierre-en-Burly (Loiret). Atteint  d’un cancer du poumon, il est mort en 2009 à l’âge de 53 ans.  Après des années de combat, sa veuve vient d’obtenir gain de cause. Elle a réussi à faire condamner l’entreprise de son mari.

«La maladie professionnelle dont était atteint Jean-François Cloix ayant entraîné son décès est la conséquence d'une faute inexcusable de la société EDF», indique le tribunal des affaires de sécurité sociale d'Orléans dans un jugement prononcé le 27 août. Révélé par le Journal du Dimanche, ce jugement constitue une première.Jean-François Cloix avait été exposé durant ces années à de faibles doses de rayonnements ionisants. «  Cela correspond à un scanner tous les six ans», a estimé l’avocat de l’entreprise.

Le tribunal d'Orléans a estimé en qu'EDF n'apportait pas la preuve que le cancer de son employé décédé ne pouvait pas être lié aux doses de radioactivité même si des mesures «incontestables» de sécurité sanitaire ont été mises en place dans les centrales. Et même si le salarié fumait, l’entreprise n’est pas exonérée de ses responsabilités. «Même si assurément le tabagisme est un des facteurs concourant incontestablement à la même maladie, il n'exclut nullement au contraire le facteur résultant de l'exposition aux rayons ionisants, les facteurs se cumulant et augmentant les risques», a estimé le tribunal. EDF va faire appel de ce jugement de première instance. Les  indemnisations versées à la veuve et aux deux enfants de Jean-François Cloix s'élèvent à 95.000 euros