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Société européenne de cardiologie

L’absence d’exercice physique augmente le risque de mort subite

Par Chloé Savellon

On ne le dira jamais assez : la pratique régulière de l’exercice physique est essentielle pour rester en bonne santé. Une nouvelle étude de la Société européenne de cardiologie établit un lien entre l’activité sportive et le risque de mort subite cardiaque. 

FOTOKITA
L'exercice physique pratiqué régulièrement est essentiel pour rester en bonne santé
Le risque de mort subite est de 33 à 45% plus faible chez ceux qui pratiquent une activité physique modérée ou intense

Selon la recherche parue dans le Journal de la Société européenne de cardiologie (ESC), un mode de vie actif serait lié à un risque plus faible de mourir immédiatement d'une crise cardiaque. Cette étude s'est concentrée sur l'effet d'un mode de vie actif ou sédentaire sur l'évolution immédiate d'une crise cardiaque - un domaine pour lequel on dispose de peu d'informations.

Dix cohortes d'observation européennes comprenant de participants en bonne santé ayant subi une crise cardiaque lors du suivi ont été intégrées, soit un total de 28 140 personnes. Les participants ont été classés en fonction de leur niveau hebdomadaire d'activité physique pendant leurs loisirs : sédentaire, faible, modéré ou élevé.

L'association entre le niveau d'activité et le risque de décès dû à une crise cardiaque (subite ou dans les 28 jours suivant la crise) a été analysée de manière individuelle dans chaque cohorte séparément dans un premier temps, puis les résultats ont été regroupés dans un second temps. Les analyses ont été ajustées en fonction de nombreux potentiels facteurs de confusion tel que l'âge, le sexe, les antécédents familiaux de maladies cardiaques, le tabagisme ou l'encore l'indice de masse corporelle.

Un risque réduit de 45% en cas d'activité intense

Au total, 4 976 participants (17,7%) sont décédés dans les 28 jours suivant leur crise cardiaque et 3 101 (62,3%) sont morts sur le coup. Dans l'ensemble, un niveau d'activité physique plus élevé a été associé à un risque plus faible de crise cardiaque instantanée et mortelle dans les 28 jours. 

Les patients qui avaient pratiqué régulièrement un exercice physique présentaient un risque de décès instantané inférieur de 33% (pour l'activité modérée) et de 45% (activité intense), comparé aux personnes sédentaires. Au bout de 28 jours, ces chiffres étaient réduits de 36% et 28%, respectivement. 

"Notre analyse regroupée soutient fortement les recommandations sur l'activité physique hebdomadaire chez les adultes en bonne santé énoncées dans les lignes directrices européennes de 2016 sur la prévention des maladies cardiovasculaires en pratique clinique ; d'autant plus que nous avons utilisé des valeurs seuils pour l'activité physique comparables à celles utilisées dans les lignes directrices", concluent les auteurs des travaux.