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Le grignotage, ennemi des régimes

Par le Dr Jean-François Lemoine

Pour perdre du poids, il faut d’abord manger moins. Tous ceux qui prétendent le contraire se trompent.
 

Le moyen le plus simple, pour être certain de diminuer les apports, est d’interdire, de façon absolue, le grignotage. Grignoter, c’est manger en dehors des repas. C’est un fait de notre société : tous ceux qui sont en surpoids grignotent ; c’est le principal facteur d’obésité des pays industrialisés.
 

Les industriels de l’agroalimentaire ont vite compris l’enjeu économique colossal que représentait le grignotage. Ce marché du « cinquième repas permanent » répond à une caractéristique simple : mettre à la disposition des grignoteurs des aliments d’accès et de consommation faciles, répondant si possible à notre goût inné du sucré et à ce qui donne du goût à nos aliments, la graisse : barres chocolatées, pâtes de fruits, micro charcuteries que proposent toutes les grandes surfaces en linéaires monstrueux.
 
Ces produits sont sous l’influence de la mode et de facteurs sociaux qui les rendent redoutables et difficiles à combattre. Certes, les sucres sont repérables facilement. Ce n’est pas le cas des graisses cachées, qui plus est, de mauvaise qualité.

 

Le grignotage ne s’installe pas par hasard, et tout ne peut être mis sur le dos des industriels et de la télévision. Chacun a sa version : stress, angoisse, repas déséquilibrés, fringale… Tout est bon pour grignoter, et chacun sait parfaitement s’il grignote... Arrêter de grignoter est la façon la plus aisée et la plus efficace pour manger moins, en une seule décision. Il faut donc se nourrir, à heures fixes, en 3 ou 4 repas par jour selon les habitudes : petit-déjeuner, déjeuner, goûter (ou collation à une autre heure), dîner.


Avant de décider de perdre du poids, il faut se peser. Puis ne pas céder à la tentation pendant 4 semaines. Ensuite ? Les conseils varient sur le rythme des pesées. La plupart des diététiciens préconisent une fois par semaine, à heure fixe. On peut aussi laisser le libre choix, en précisant toutefois que, souvent, une perte de poids occasionnelle n’est qu’une simple variation de l’eau dans notre corps. Donc, ni joie intempestive ni découragement.

Au bout d’un certain temps, si l’on perd du poids, inévitablement, cela se traduira en chiffres. Toutefois, si le sport fait incontestablement maigrir, le muscle étant plus lourd que la graisse, avec l’effort, on peut perdre moins de poids, mais on maigrit mieux.
 
Le poids, pour cette raison, ne reflète donc pas l’équilibre réel, car il ne permet pas de différencier la graisse de la masse musculaire ; mais il existe désormais des pèse-personnes qui, en plus du poids, donnent le taux de graisse corporelle. Dès que les pieds sont posés sur l’appareil, un courant électrique parcourt le corps. La graisse oppose une résistance plus importante à ce courant que les autres composants. Cet écart permet le calcul du taux de graisse, en pourcentage du poids. À part les porteurs de pacemaker, tout le monde peut utiliser ces balances sans aucun problème, car le courant est de très faible intensité. Moins de 100 euros en moyenne, pour améliorer son régime, à vous de choisir.