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Les OGM sans risque pour les animaux

Par le Dr Sophie Lemonier

MOTS-CLÉS :

 La suspicion envers les OGM est très forte, mais une étude risque de tordre le cou aux idées reçues.

Des animaux nourris pendant plusieurs mois voire 2 ans, au maïs, riz, soja ou pommes de terre génétiquement modifiés se portent aussi bien  que ceux bénéficiant d’un régime sans OGM. Et l’auteur de cette étude, une éminente généticienne française de l’Institut des sciences et industries du vivant, n’hésite pas à clamer que le débat sur les OGM est clos d’un point de vue sanitaire. 

En effet, la généticienne a passé à la loupe douze études internationales de toxicité pour parvenir à dire que même au bout de longues périodes allant de 90 jours à deux ans de nourriture intensive génétiquement modifiée, les animaux ne montraient aucun problème de santé particulier. Pour ces études, tous les organes ont été passés au crible : pancréas, cerveau , cœur , organes de reproduction et sang. De nombreux espèces animales  l’ont été aussi et leur diversité est digne de cellei de l’arche de Noé : poulet, souris, rats, chèvres et vaches etc... Particulièrement intéressant, les chercheurs ont étudié les descendances des animaux allant jusqu’à 5 générations. Même conclusion : pas de problème sanitaire lié à la consommation à long terme de nourriture dérivée d’OGM, une conclusion qui va figurer dans une revue considérée comme la référence, Food and Chemical Toxicology.

 

Les animaux ont été nourris avec des OGM pendant des durées allant de 3 mois à 2 ans , mais est-ce que la durée d’observation de 3 mois est suffisante pour déceler une toxicité chronique ?

 

La généticienne à l’origine de l’étude , le Pr Ricroch répond que prolonger la durée d’observation ne servirait à rien : si aucun effet toxique n’est décelé dans ce laps de temps de 3 mois, recommandé au niveau international par l’OCDE, il n’y a aucune raison d’en trouver davantage au-delà. Des résultats qui ne seront sans doute pas du goût de tout le monde !

 

Référence :

Food and Chemical Toxicology : Etude du Pr Agnès Ricroch (AgroParisTech, université Paris-Sud-Orsay) :  à paraître