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Scandale

Dijon : 14 ans et l'oreille "déformée à vie" à cause d'un piercing

Par Raphaëlle de Tappie

A Dijon, une adolescente de 14 ans a passé plusieurs jours à l'hôpital après avoir contracté une infection à l'oreille à cause d'un piercing réalisé chez Claire's. Si elle a été opérée, son oreille restera déformée à vie, selon sa mère qui n'exclut pas de porter plainte contre l'entreprise. 

StevieS/Istock

Une histoire de piercing qui vire au cauchemar. Une jeune fille de 14 ans a développé une grave infection à l’oreille après s’être faite percer le cartilage de l’oreille à Dijon (Côte-d'Or), rapporte le quotidien régional Le Bien Public cette semaine.  

Début septembre, accompagnée de sa famille, Chloé se rend au magasin Claire’s du centre commercial de La Toison d’Or pour se faire faire un piercing au niveau du cartilage. "Quatre jours après, son oreille était devenue énorme et il était impossible de retirer le piercing", a témoigné sa mère sur Facebook. La jeune fille va alors chez le médecin qui lui prescrit des antibiotiques tandis qu’un perceur réussit finalement à lui enlever le piercing qui apparemment était fait pour le lobe seulement.  

Mais rien à faire: l’infection ne passe pas. Mercredi 5 septembre, Chloé se rend donc aux urgences où les médecins lui expliquent que cela a été provoqué par du matériel mal nettoyé et, comme le perceur l’avait indiqué, un piercing pas adapté. "Ma fille a dû être opérée le soir même et est restée six jours à l’hôpital. Elle aura donc toute sa vie son oreille déformée", s’insurge la maman.  

Claire’s international

Face au scandale, le siège social de Claire’s international s’est défendu auprès du Bien Public. "Notre procédure de piercing, ainsi que l’ensemble de nos instruments, matériels et modèles de boucles de piercing d’oreilles sont conçus pour offrir une expérience de piercing dans des conditions optimales d’hygiène et de sécurité". "L’entreprise doit parler avec la cliente et faire une investigation sur ce qui aurait pu se passer", a-t-il assuré.

Jeudi 13 septembre, la compagnie a donc envoyé un message à la mère de Chloé via Facebook. "Nous nous soucions de nos clients et de leur bien-être", lui aurait-elle assuré, proposant au passage un remboursement et un chèque-cadeau de 128,49 euros. Une proposition "inadmissible" pour la famille de la victime qui envisage éventuellement de porter plainte.