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QUESTION D'ACTU

Agence du médicament

L'Ansm épingle une publicité pour la fish pédicure

Après l'Anses qui pointait un risque infectieux, l'Agence du médicament vient de faire interdire une publicité vantant les bienfaits de la fish pédicure. 

L\'Ansm épingle une publicité pour la fish pédicure Jeff Blackler / Rex Fea/REX/SIPA

  • Publié 06.05.2013 à 14h33
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L'Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) vient d'interdire une publicité vantant les bénéfices sanitaires de la « fish pédicure ».

Les Garra rufa, ces petits poissons qui vous détachent les squames de la peau quand vous trempez les pieds dans une bassine, ont déjà été épinglés par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation de l'environnement et du travail.

Dans un avis du 25 avril, l'Anses avait recommandé un encadrement strict de la pratique afin de prévenir « un risque infectieux potentiel ». L'Anses mettait notamment en garde certains usagers (diabétiques, immunodéprimés, usagers ayant des lésions cutanées aux pieds) qui constituaient « une population sensible à risque plus important d’infection ».

De son côté, l'Ansm enfonce le clou en interdisant une publicité de cette pratique qui s'étend de plus en plus sur le territoire. L'Agence vise avec cette décision le site internet « www.fish-n-feet.fr » de la société Fish'n Feet. Le site prétendait en effet que le poisson utilisé, de l'espèce Garra rufa, « libère une enzyme (...) connue pour limiter la propagation des symptômes de certaines maladies de peau », et « libère les pores de la peau pour permettre d'éliminer certaines bactéries ». La publicité évoquait également « l'effet stimulant sur la circulation ». Cette décision repose pour l'Ansm sur le fait « qu'aucun élément scientifique ne permettait d'apporter la preuve de ces allégations ». 

Les publicités d’objets, appareils et méthodes, comportant des allégations de bénéfices pour la santé dont la preuve ne peut être établie, peuvent être interdites par l’Agence du médicament (article L.5122-15 du code de la santé publique). Cet article introduit en droit français permet de contrôler les pratiques publicitaires charlatanesques dans le domaine de la santé et de protéger le consommateur. Le contrôle s’exerce a posteriori  sur les publicités destinées plus particulièrement au grand public, concernant des domaines variés, comme par exemple, la perte de poids, le sevrage tabagique, ou encore la douleur.

 

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