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Espoir

Les trois traitements du cancer qui vont vaincre la maladie et justifient l’espoir

Par le Dr Jean-François Lemoine

Les médecins disposent de trois familles de traitements contre le cancer. On a longtemps cru qu’une allait l’emporter sur l’autre. Désormais, il n’y a plus aucune compétition. Chacune est à sa place. Et c’est la combinaison des trois qui est l’explication des rémissions et guérisons de plus en plus nombreuses.decouverte

Epictura
MOTS-CLÉS :

La chirurgie :

Elle a été la première arme ; probablement, comme toutes les techniques, au début un peu grossière. Mais les chirurgiens étaient souvent devant des tumeurs très évoluées, diagnostiquées trop tard, qu’il fallait enlever coûte que coûte, pour au moins soulager le patient. Puis sont arrivés la microchirurgie, les ordinateurs de reconstitution en 3 D pour s’entraîner ou répéter en réel l’intervention. Les robots plus précis encore que le geste humain sont déjà utilisés par exemple dans la chirurgie de la prostate…

La première consultation pratique reste dans la plupart des cancers celle du chirurgien.

On est passé de la maxime « grande cicatrice grand chirurgien », a celle  de« cicatrice minuscule, très grand chirurgien »…

 

La radiothérapie :

Les rayons X restent essentiels. Même le meilleur des chirurgiens ne peut pas atteindre des tumeurs microscopiques d’autant plus qu’elles se situent au plus profond de l’organisme. Par exemple toutes les tumeurs du cerveau, enfouies au milieu d’un organe qu’on ne peut pas « écarter ». C’est le domaine de choix de la stéréotaxie, la radiothérapie hyper précise.

Le radiothérapeute fait désormais réellement équipe avec le chirurgien.

 

Les médicaments :

C’est dans ce domaine que l’on trouve – apparemment – le plus de nouveautés, en particulier parce que les enjeux financiers sont plus important, mais qui ne progresse pas plus ou pas moins que les autres techniques.

On a connu l’époque, pas très lointaine, où on tuait « une mouche avec un bazooka », c’est-à-dire que l’on se débarrassait du cancer, mais aussi des cellules saines environnantes, au prix d’une grande fatigue ou d’effets secondaires important, dont le moins populaire était la perte de cheveux. Celle-ci existe encore mais moins fréquemment et les traitements se font de plus en plus à la maison, voire avec des médicaments en prise orale, pour éviter, dans le futur ,de moins en moins souvent les perfusion éreintantes.

Aujourd’hui le médicament termine le travail du chirurgien ou du radiothérapeute. Il peut aussi agir seul lorsqu’il s’agit de traitements ciblés, c’est-à-dire de véritable missiles qui savent reconnaître es cellules cancéreuses.

Depuis 5 ans la révolution s’appelle onco-immunothérapie, c’est-à-dire que l’on a « aider » les défenses naturelles de l’organisme. La technique la plus moderne, les Car-T cells qui vient d’être reconnue thérapeutique de l’annéepar l’association la plus puissantes de cancérologie, l’ASCO, consiste à dresser des cellules du malades pour en faire des agents de force spéciale, multipliables à l’infini.

 Pour que l’espoir, en ce jour de lutte mondiale contre le  cancer, soit réel on ne peut pas oublier la prise de sang qui demain – très vite – va diagnostiquer les cancers à un stade où aucune machine ne peut les voir, prévoir quel sera le médicament efficace, et suivre l’évolution, en donnant un pronostic.

On n’en parlait pas encore il y a dix ans. Ce sera à la disposition de tous avant dix ans

 

 

 

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