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QUESTION D'ACTU

Codéine : de l'usage récréatif à l'overdose





Ils sont vendus sans ordonnance en pharmacie, sont utiles pour calmer la douleur, mais peuvent conduire à la mort lorsque ces médicaments à base de codéine sont utilisés à mauvais escient ou détournés de leur usage principal.
C’est ce qui est arrivé à Pauline, raconte aujourd’hui Le Parisien. Cette jeune fille de 16 ans est la dernière victime de cette mode de la purple drank. Le mélange de sirop contre la toux, d’antiallergiques et de Sprite donne un cocktail aux effets ravageurs. Un ralentissement du rythme cardiaque puis un coma qui peut s’avérer mortel.
Cinq cas d’intoxication grave dont deux décès ont été signalés depuis le début de l’année à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), souligne le quotidien.

Ce bilan, qui inquiète les autorités, est loin de calmer les ardeurs d’une population de plus en plus jeune et à la recherche de nouvelles sensations. D’autres substances psychoactives plus dangereuses à base de comprimés de codéine débarquent sur ce marché du « récréatif ». Si on le sniffe ou on l'injecte, les effets sont démultipliés, confie au journaliste Florence Vorspan, addictologue à l'hôpital Fernand-Widal, à Paris (AP-HP). Avec, à la clé, une dépendance qui s'installe.

Pour l’instant, les acteurs de santé sont désarmés. « Les professionnels ont le droit de refuser s'ils ont des doutes », rappelle Alain Delgutte, membre de l'Ordre national des pharmaciens. Et les autorités ne cachent pas leur embarras. « On doit trouver un équilibre entre, d’un côté, restreindre leur accès aux jeunes, résume Nathalie Richard, membre de l’ANSM et, de l’autre, ne pas se priver de traitements efficaces contre la douleur ».

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