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QUESTION D'ACTU

Réforme de l'internat

Anesthésistes-réanimateurs : une grève pour défendre leur spécialité

Les médecins et internes anesthésistes ont déposé un préavis de grève ce vendredi pour protester contre la réforme du 3ème cycle des études médicales. 

Anesthésistes-réanimateurs : une grève pour défendre leur spécialité SimpleFoto/epictura

  • Publié 31.03.2017 à 12h13
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Les médecins anesthésistes-réanimateurs et hépato-gastroentérologues sont en grève à partir de ce vendredi 31 mars. Le but de cette mobilisation d'au moins 24 heures est de sauvegarder la qualité de leur formation, martèlent-ils à l'image du Syndicat national des jeunes anesthésistes-réanimateurs (SNJAR). Les représentants de la profession estiment que « entre 90 et 100% des anesthésistes-réanimateurs seront en grève ».

Ce mouvement  est, selon eux, le résultat de l’absence de dialogue concernant la réforme du troisième cycle des études médicales actuellement en négociation avec plusieurs ministères. Ce cursus est plus communément appelé « l'internat », une période de plusieurs années pendant laquelle l'étudiant se forme lors de stages en médecine.

Au cours des dernières discussions, les autorités ont annoncé pour 2017 l'ouverture de 469 postes d'internes en anesthésie-réanimation. Elles envisagent également de former 97 réanimateurs médicaux. Un nombre « trop élevé », estiment les syndicats (SNPHAR-e, Smarnu, SNJAR, Snarf). Ils rappellent que contrairement à la spécialité d'anesthésie-réanimation, la réanimation médicale est une formation complémentaire de deux ans suivie par des médecins spécialistes. « Dans quatre ou cinq ans si ça continue, nous serons cantonnés au bloc opératoire pour l'anesthésie et perdrons nos compétences en réanimation au profit des réanimateurs médicaux, craint Franck Verdonk, président du SNJAR interrogé sur Europe1 ».

Une grève plus large en avril ?

Mais d’autres spécialités comme la cardiologie, l’ophtalmologie, la néphrologie, ou la radiologie sont aussi concernées et pourraient prochainement rejoindre le mouvement. Surtout que les premiers concernés, les internes, dénoncent eux aussi le manque de concertation dans la refonte des maquettes de troisième cycle des études médicales. Beaucoup disent s’opposer au démantèlement de leur spécialité sous prétexte d’uniformiser les cursus.

Et ces futurs praticiens ont accentué la pression sur le gouvernement par la voix du premier syndicat des jeunes médecins. Dans un communiqué, l’InterSyndicat National des Internes (ISNI) écrit en effet ne plus exclure « une grève illimitée, globale et nationale, courant avril, si les discussions sur la réforme du troisième cycle mettent en péril la condition des futurs internes ». Une menace de poids puisque ce sont ces étudiants en médecins qui permettent aux hôpitaux français de fonctionner correctement. 

Les médecins soutiennent les jeunes 

Au passage, ces futurs médecins viennent de recevoir un soutien de poids jeudi. Hier, la CSMF (1), premier syndicat de médecins libéraux, a réclamé à la ministre de la Santé et la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de rouvrir et élargir les discussions avec l’ensemble des acteurs pour aboutir à un consensus

« Il est primordial de garantir un niveau de compétence et une qualité de soins homogènes pour toutes les spécialités sur tout le territoire, tout en renforçant l’attractivité des carrières médicales auprès des jeunes générations. L’enjeu est essentiel pour l’avenir de la médecine dans notre pays », a conclu le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération. 

(1) Confédération des Syndicats Médicaux Français. 

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