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QUESTION D'ACTU

600 000 canards abattus

Grippe aviaire : le vide sanitaire appliqué dans les Landes

Le vide sanitaire va être prononcé dans le département des Landes. Afin de stopper le virus de la grippe aviaire H5N8, le gouvernement va faire abattre les animaux restants.

Grippe aviaire :  le vide sanitaire appliqué dans les Landes urban_light/epictura

  • Publié 21.02.2017 à 13h52
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Le couperet est tombé. L’abattage préventif des palmipèdes est en vigueur depuis plusieurs semaines, sans effet sur l’épizootie de grippe aviaire. C’est finalement le vide sanitaire qui va être prononcé dans les Landes. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll l’a confirmé ce 21 février au micro de France Bleu Gascogne. Les 600 000 canards encore en vie du département seront tués afin de stopper le virus.

10 cas par jour

Depuis les premiers cas, en novembre dernier, le virus H5N8 n’a cessé de progresser. La France compte désormais 306 foyers domestiques, la plupart dans le Sud-ouest, et 28 foyers dans la faune sauvage. Dans les zones à risque, l’abattage préventif des palmipèdes a été prononcé.

D’après le ministre de l’Agriculture, cette mesure a limité l’épizootie dans la partie située à l'est des Landes. « Il ne reste que cette partie ouest qu’il faut qu’on traite, a-t-il déclaré. Il faudra aller vite dans l’abattage des canards pour obtenir une stabilisation de la zone. » De fait, le département domine nettement les autres : il recense 151 foyers contre 94 dans le Gers, où les abattages se sont montrés plus efficaces. Selon la Chambre d’agriculture des Landes, 10 foyers sont détectés chaque jour.

Des aides fin mars

Cette sentence ressemble fort à un début de vide sanitaire. Stéphane Le Foll a en effet confirmé qu’après l’abattage des élevages, une période sans activité devra être respectée. Elle permettra de nettoyer les abris selon des règles strictes de biosécurité. « Il n’y a que cette stratégie qui est disponible aujourd’hui, affirme le ministre de l’Agriculture. Il n’y a pas de vaccin. »

Un élément positif ressort toutefois de cette épizootie : la biosécurité s’est améliorée dans les élevages. Selon Stéphane Le Foll, des efforts restent à produire sur le transport des animaux. Ce serait d’ailleurs l’origine de cette flambée. Une enquête a été lancée par le parquet de santé publique de Paris.

Le manque à gagner est considérable pour le premier département producteur de foie gras. D’autant que le vide sanitaire est prononcé pour la deuxième année de suite. Les éleveurs recevront des aides de la part de l’Etat. Elles devraient arriver fin mars, d’après le ministre de l’Agriculture.

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