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Pétition

Pays-Bas : 350 médecins contre l'euthanasie de patients déments

Plus de 350 praticiens hollandais ont signé une pétition demandant d’interdire l’euthanasie de patients déments, rendue possible depuis 2002.

Pays-Bas : 350 médecins contre l'euthanasie de patients déments phb.cz/epictura

  • Publié 14.02.2017 à 13h44
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Jusqu'où peut-on aller en matière d'euthanasie ? C'est le débat de société qui agite de nombreux hollandais depuis plusieurs années. Parmi eux, les médecins font aussi entendre leur voix, parfois dissonante. 

En 2015, l'association néerlandaise de pédiatrie souhaitait ainsi étendre le droit à l'euthanasie aux enfants de moins de 12 ans. Ces praticiens ont obtenu gain de cause puisque les Pays-Bas sont aujourd'hui le deuxième pays à la légaliser après la Belgique. Mais le corps médical a aussi des réticences en matière d'extension du droit à l'euthanasie, comme le relate La Croix ce mardi.

Un droit assouplit en 2015

Le quotidien français rapporte en effet que plus de 350 médecins ont signé une pétition demandant d’interdire l’euthanasie de patients atteints de démence. Entrée en vigueur en avril 2002, la « loi sur le contrôle de l’interruption de la vie sur demande et de l’aide au suicide » rend, c'est vrai, possible l’euthanasie pour des patients conscients et victimes de « souffrances insupportables et sans perspectives d’amélioration ».

En 2015, 5 500 euthanasies ont ainsi été pratiquées aux Pays-Bas, dont 109 cas de démence. En décembre 2015, ce droit a été en plus facilité grâce une directive conjointe des ministères de la santé et de la justice qui prévoit que « ces patients peuvent être aidés à mourir, même s’ils ne sont plus capables d’exprimer leur volonté » à partir du moment où ils étaient encore lucides lors du dépôt de leur déclaration anticipée.

Des soutiens de poids 

Face à cet élargissement, la pétition en ligne sur Internet est venue d'un collectif de 34 médecins. Baptisée « niet stiekem bij dementie » (« ne pas agir en catimini dans les cas de démence »), le message est le suivant : « Donner une injection mortelle à un patient atteint de démence avancée, sur la simple base d’une déclaration anticipée ? À quelqu’un qui n’est pas en mesure de confirmer qu’il veut mourir ? Non, nous nous y refusons. Notre réticence morale à mettre fin à la vie d’un être humain sans défense est trop grande ».

Parmi ces signataires figurent de nombreux généralistes et gériatres, mais également des médecins du SCEN, l’Agence de consultation et de soutien pour l’euthanasie, créé par l’ordre des médecins néerlandais. C'est un soutien de poids, puisque cette instance est justement chargée d'orienter les malades et les omnipraticiens face aux demandes d’euthanasie, et de fournir souvent le deuxième avis médical obligatoire.

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