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QUESTION D'ACTU

Selon Quintiles IMS France

Médicaments : l'épidémie de grippe n'a pas poussé à la consommation

Selon une étude, l’épidémie de grippe n’entraîne qu’une croissance modérée de la consommation de médicaments antigrippaux.

Médicaments : l'épidémie de grippe n'a pas poussé à la consommation volkovslava/epictura

  • Publié 25.01.2017 à 17h53
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Pour soulager les nombreux malades de la grippe, les médecins n'ont pas eu la main lourde sur les ordonnances. Une analyse (1) de la société Quintiles IMS (2) montre en effet que 5 semaines après le franchissement du seuil épidémique, la consommation de produits pharmaceutiques antigrippaux en France n’était supérieure que de.  4 % à celle enregistrée la saison dernière sur une période épidémique comparable.

Pourtant, selon le Réseau Sentinelle animé par l’INSERM, l’Université Pierre-et-Marie Curie et Santé Publique France, 1 061 000 personnes auraient consulté un médecin généraliste pour un syndrome grippal sur ces 5 semaines contre 942 000 la saison dernière, soit une hausse de 14 %.

Une tendance observée depuis des années 

Selon Vincent Bildstein, président de Quintiles IMS France, « le rapprochement de ces deux taux s’inscrit dans la tendance observée depuis plusieurs années à la modération de la consommation pharmaceutique en France ». Ce dernier souligne cependant qu’il faut tenir compte du fait que, « cette année, la période épidémique incluait la semaine du 26 décembre au 1er Janvier durant laquelle les achats officinaux sont traditionnellement faibles. Hors effet vacances, la croissance serait de l’ordre de 9 % ce qui reste inférieur à la croissance des consultations en médecine générale », précise-t-il.

Ce constat d’une consommation relativement modérée de produits antigrippaux en ambulatoire contraste avec la situation alarmante observée dans les services d’urgence des hôpitaux. Les derniers chiffres de Santé Publique France fontt état d’une surmortalité hivernale (8 100 décès) largement imputable à la grippe.
Selon le Dr Philippe Le Jeunne, conseiller médical de QuintilesIMS, l’explication réside probablement dans le fait que « la souche virale la plus fréquente, A (H3N2), est particulièrement virulente pour les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes souffrant de pathologies respiratoires qui sont plus susceptibles d’être hospitalisées ». Il rappelle qu'elle ne présente en revanche « aucun danger particulier pour les personnes en bon état général dont le syndrome grippal est généralement pris en charge en médecine ambulatoire ».

(1) La société Quintiles est le leader mondial du suivi et de l’analyse des marchés des produits de santé.

(2) L’étude compare la consommation en unités (nombre de conditionnements) de l’ensemble des produits antigrippaux toutes classes et tous statuts confondus (produits remboursables ou non, délivrables sur ordonnance ou non) sur les 5 semaines ayant suivi le franchissement du seuil épidémique.

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