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Plan pour l'Assurance maladie

François Fillon : "Je ne veux pas distinguer entre gros et petit risque"

En visite à l'hôpital Marie-Lannelongue du Plessis-Robinson, François Fillon a précisé son projet de réforme de l'Assurance maladie. Il ne compte plus distinguer le gros et le petit risque.

François Fillon : \ WITT/SIPA (Image d'archive)

  • Publié 14.12.2016 à 13h19
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Depuis l'annonce de son programme santé, François Fillon est la cible d'attaques de tous bords. Le candidat de la droite est notamment accusé de vouloir privatiser la Sécurité sociale en faisant entrer les assureurs privés dans le pilotage de l'Assurance maladie. Face aux attaques de l'opposition et aux demandes d'éclaircissement de son propre camp, l'ex-Premier ministre vient d'apporter des précisions. 

Lors d'un discours prononcé ce mercredi à l'issue de sa visite du centre chirurgical Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), le député de Paris a déclaré : « Non, à aucun moment je n’ai voulu ou je ne voudrais "privatiser l’Assurance maladie" ».

La fin officielle du gros et petit risque 

Pour enterrer définitivement la polémique, l'ancien Premier ministre a poursuivi : « Non, je ne veux pas distinguer entre gros et petit risque, mais, oui, je le dis, je veux mieux articuler les rôles de l’Assurance maladie et des complémentaires, car nous savons les défis financiers à venir : dont celui de l’innovation et des médicaments de plus en plus coûteux ». « Pour cela, je veux bâtir un système associant en amont Sécurité sociale et organismes complémentaires, leur permettant de mieux articuler leur intervention », a-t-il ajouté. La proposition sur le panier de soins (1) a même été retirée de son site Internet.

Dans une tribune au Figaro destinée à préciser ses propositions sur la réforme de l'Assurance maladie publiée lundi soir, François Fillon expliquait que l’agence de régulation et de contrôle qu'il veut créer sera chargée « d’assurer un pilotage et d’arriver ainsi à une meilleure gestion de l’ensemble du dispositif de protection sociale ».
La Présidentielle de 2017 ne sera pas un parcours de santé facile pour les candidats. D'autant que les Français font de ce thème un enjeu majeur.
 

(1) Sur la partie III des propositions santé de François Fillon était écrit : « Pour assurer la pérennité de notre système de santé, je propose de (...) focaliser l'Assurance publique universelle sur des affections graves ou de longue durée (gros risque), et l'assurance privée sur le reste (petit risque comme le rhume ou les malades bénignes). Les moins favorisés ne pouvant accéder à l'assurance privée bénéficieront d'un régime spécial de couverture accrue ».

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