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QUESTION D'ACTU

Cour d’assises du Gard

Un homme jugé pour avoir caché sa séropositivité à sa compagne

Une jeune femme poursuit son ex-compagnon qui, d’après elle, lui a caché sa séropositivité pendant leur relation. Son ex-compagnon nie les faits.

Un homme jugé pour avoir caché sa séropositivité à sa compagne JanPietruszka/Epictura

  • Publié 05.12.2016 à 14h05
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La cour d’assises du Gard jugera les 8 et 9 décembre prochains un homme accusé d’avoir transmis le VIH à son ancienne compagne sans l’avoir informée de sa séropositivité. Il est poursuivi pour « administration de substance nuisible ayant entraîné une infirmité ou une mutilation », rapporte Le Midi Libre. Le jeune homme, de son côté, affirme qu’il l’avait mise au courant au début de leur relation, et ne reconnaît que de l’inconscience dans le fait d'avoir eu des rapports sexuels sans préservatif.

Le procès se déroulera à priori sans le prévenu, qui ne donne pas de nouvelles à sa propre avocate, Me Eurian Thomasian. « Je pense que juridiquement, l'infraction ne peut qu'être retenue, estime l’avocate. Simplement, c'est une personne d'origine portugaise, qui n'est pas très instruite. Il n'a pas compris les conséquences du virus du VIH. Il ne pensait pas qu'il pouvait le transmettre ».

Une deuxième plainte

Les faits datent de plus de 10 ans. La jeune fille, alors âgée de 16 ans, rencontre l’accusé, âgé de 28 ans. Le jeune couple vit ensemble, sans que l’homme ne révèle qu’il est infecté par le VIH et par l’hépatite B, d’après la victime. Ce n’est qu’au bout de quelques mois de relation, en mars 2006, que le frère du prévenu l’a avertie de son statut séropositif.

Malgré cette annonce, le couple continue à se fréquenter, et c’est finalement le jeune homme qui décide de mettre fin à la relation, en apprenant en octobre 2006 que sa compagne est enceinte. Elle s’est alors retrouvée, seule, enceinte et séropositive.

En 2010, elle porte plainte, afin d’éviter que son ex-compagnon ne puisse contaminer d’autres personnes, mais le jeune homme nie les faits, et l’affaire est classée sans suite. L’avocate de la victime décide alors de déposer un recours en constituant une partie civile, qui convainc les magistrats à mettre l’homme en examen, puis en accusation.
À 39 ans, il risque jusqu’à 10 ans de prison.

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