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QUESTION D'ACTU

Selon les porte-paroles santé

Alzheimer : Juppé et Fillon d'accord sur le déremboursement des médicaments

Interrogés sur le plateau de 60 minutes pour convaincre de Pourquoidocteur, les portes-paroles d'Alain Juppé et de François Fillon sont d'accord avec l'avis de la Haute Autorité de Santé. 

Alzheimer : Juppé et Fillon d'accord sur le déremboursement des médicaments Lighthunter/epictura

  • Publié 24.11.2016 à 15h02
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Pour les candidats de la primaire de la droite et du centre, le déremboursement de 4 médicaments contre la maladie d’Alzheimer ne fait pas débat. « La Haute Autorité de santé a retenu qu’il n’y avait pas de service médical rendu (pour ces médicaments, ndlr). Il n’est pas compréhensible que l’assurance maladie continue de les rembourser. 150 millions d’euros c’est 4 000 personnes qui pourraient être auprès des patients », a affirmé le Pr Dominique Stoppa-Lyonnet, porte-parole santé de François Fillon, sur le plateau de 60 minutes pour convaincre de Pourquoidocteur. Et son adversaire, le député Jean Leonetti, représentant Alain Juppé, abonde dans son sens : « On a des systèmes de contrôle qui nous montrent que tel médicament n’a aucune efficacité. On ne doit pas rembourser des médicaments qui sont inefficaces et qui donnent de faux espoirs à des malades pour qui nous n’avons pas encore trouvé de médicaments efficaces », a-t-il déclaré.

Dominique Stoppa-Lyonnet, porte-parole santé de François Fillon 

dans l'émission 60 minutes pour convaincre de Pourquoidocteur

 

Jean Leonetti, porte-parole santé d'Alain Juppé
dans l'émission 60 minutes pour convaincre de Pourquoidocteur

La ministre est contre le déremboursement

La polémique autour du déremboursement de ces 4 médicaments (l'Ebixa, l'Aricept, l'Exelon et le Reminyl) enfle depuis fin octobre dernier. Dans un avis de la Commission de la transparence en charge de l'évaluation des médicaments, la Haute Autorité de santé (HAS) estime que ces produits n’apportent pas le moindre bénéfice sur le long-terme pour les patients. Pis, ces molécules pourraient provoquer des troubles cardio-vasculaires potentiellement graves. Une balance bénéfices/risques qui fait dire à la HAS que ces médicaments ne doivent plus être remboursés.

Un avis contesté par de nombreuses associations de patients et que ne suivra pas la ministre de la Santé. Marisol Touraine a en effet déclaré que « il n'y aura pas de déremboursement dans l'état actuel des choses », tant qu’un « protocole de soins ne sera pas élaboré et mis en œuvre, la question du déremboursement ne peut pas et ne doit pas se poser ».

Pour les médecins, cette position est intenable. Dans un manifeste, trois syndicats de médecins libéraux, MG France, la FMF et le Bloc, ont appélé leurs confrères à ne plus prescrire ces 4 médicaments. « En cas de plainte d’une famille, les responsables politiques et sanitaires seront mis en cause. Les prescripteurs, informés des risques, et qui continueraient à prescrire, pourraient l’être aussi », dénonçaient-ils.

Retrouvez l'intégralité de l'émission 
60 minutes pour convaincre de Pourquoidocteur

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