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QUESTION D'ACTU

Dans la baie de Saint-Brieuc

Mort d’un joggeur : la piste des algues vertes relancée

Deux associations ont porté plainte après le décès d'un joggeur dans un secteur rempli d'algues vertes. Le parquet de Saint-Brieuc a ordonné une autopsie.

Mort d’un joggeur : la piste des algues vertes relancée Des algues vertes sur une plage de la baie de Saint-Brieuc - LE SAUX LIONEL/SIPA

  • Publié 24.09.2016 à 13h31
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Il y a quinze jours, un coureur à pied décédait à l'embouchure du Gouessant (Côtes d'Armor), dans un secteur où des sédiments anciens d'algues vertes se mêlent à la vase. Alors que l’enquête était sur le point d’être bouclée, deux associations ont décidé de porter plainte. Elles remettent sur la table la piste des algues vertes comme origine possible de ce décès.

« C'est tout à fait délibérément que Messieurs les Préfets de Région Bretagne et des Côtes d'Armor ont mis en danger la vie (...) de tous les usagers du littoral », écrivent les associations Halte aux marées vertes et Sauvegarde du Trégor dans un courrier adressé au Procureur, cité par l'AFP.

Autopsie du corps

Les deux associations veulent « se porter partie civile contre les préfets en leur titre et en leur personne ». La plainte a été déposée ce vendredi. Après avoir, dans un premier temps, écarté la responsabilité des algues vertes dans le décès, le parquet de Saint-Brieuc a ordonné ce jeudi l'exhumation du corps du joggeur de 50 ans, familier des lieux, retrouvé face contre terre sur les bords de l'estuaire de la rivière le 8 septembre.

Le procureur de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc, a ainsi demandé des auditions complémentaires et une autopsie du corps afin de procéder à des analyses anatomopathologiques et toxicologiques.

Hydrogène sulfuré

Le décès du coureur à pied s'est produit dans le secteur où 36 sangliers ont péri à l'été 2011. Un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) avait alors mis en avant de fortes présomptions quant aux émissions d'hydrogène sulfuré, provenant de ces algues en décomposition dans ces morts successives.

« La famille était contre l'autopsie dès le départ, précise le magistrat en charge de l’affaire, cité par Le Parisien. Aussi longtemps après le décès, nous sommes conscients que c'est la double peine. Mais pour autopsier, il faut que la suspicion soit suffisamment raisonnable. C'est le cas. »

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