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Au moins 9 morts

Syrie : un hôpital du sud détruit par les tirs aériens

Un hôpital prenant en charge 3000 patients à Jassem, dans le sud de la Syrie, a été détruit par des tirs aériens, selon Médecins du Monde.

Syrie : un hôpital du sud détruit par les tirs aériens Ameer al-Halbi \ apaimage/SIPA

  • Publié 03.08.2016 à 17h47
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En Syrie, les bombes ont détruit un hôpital situé dans le sud du pays, à Jassem. L'établissement, soutenu par Médecins du Monde, prenait en charge plus de 3000 patients ; il « n’est plus fonctionnel », précise l’ONG dans un communiqué.

« A l’heure où nous écrivons, nos partenaires déplorent 21 blessés et neuf décès, dont deux membres du personnel médical. Malheureusement, ce chiffre risque d’augmenter en raison de l’état critique de certains blessés, précise MdM. La dégradation de la situation dans le sud de la Syrie s’ajoute aux difficultés rencontrées par les acteurs humanitaires pour intervenir dans d’autres gouvernorats, dont celui d’Alep ».

Alep coupée d’aide humanitaire

De fait, dans la ville syrienne assiégée, l’aide humanitaire ne parvient plus, les soins ne peuvent plus être assurés. « Les bombardements contre les hôpitaux ne cessent de s’intensifier et la situation sanitaire est catastrophique dans la partie Est d’Alep: les populations vivent l’enfer. C'est tellement dangereux de se faire soigner à l'hôpital que le personnel préfère accueillir les patients dans des lieux cachés, sous terre, aux dépens de la qualité des soins et de la vie des civils » s’alarme Françoise Sivignon, présidente de l’ONG, citée dans le communiqué.

Les civils se trouvent pris en otage dans la ville, victimes des bombardements qui touchent également les humanitaires. « Les structures de soins et les voies d'approvisionnement sont volontairement bombardées dans le cadre d’une stratégie militaire qui vise cyniquement à faire fuir les gens par les corridors humanitaires, où ils deviennent la cible du régime et de ses alliés. Nous arrivons à un point de non-retour », écrit MdM.

« Médecins du Monde renouvelle son cri d’alarme et son indignation. Nous demandons à la communauté internationale de faire pression pour stopper le siège d’Alep et permettre aux civils d’accéder à l’aide humanitaire. Les corridors humanitaires gérés par les parties prenantes au conflit ne sont pas une alternative viable ».

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