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Sacs plastiques, voitures polluantes

Pollution : ce qui change au 1er juillet

Par Anne-Laure Lebrun

Adieu aux sacs plastiques à la caisse des magasins, aux véhicules polluants dans les rues de Paris. Ce 1er juillet, plusieurs modifications vont chambouler le quotidien des Français.

zhykova/epictura

C’était l’une des batailles de Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie. L’interdiction des sacs plastiques à usage unique dans les commerces prend effet ce vendredi 1er juillet. Les supermarchés, boulangeries, épiceries de quartier, pharmacies ou les marchés ne pourront plus en délivrer. Seuls les sacs compostables ou en plastique biodégradables fabriqués à partir de matière végétale pourront être utilisés. Pour les clients, la fin des sacs plastiques non réutilisables demandera un changement profond du mode de consommation et d’achat alors même que 5 milliards de sacs à usage unique sont encore distribués dans les commerces français chaque année.

La lutte contre cette pollution se poursuivra dans les 6 mois suivants, avec la suppression des sacs plastiques prévus pour emballer les denrées alimentaires, tels que les fruits et légumes. Certaines grandes chaînes proposent des sacs en papier. Le 1er janvier 2017, ces emballages ainsi que les sacs biodégradables composés d’amidon de pomme de terre ou de maïs deviendront obligatoires partout en France.


La chasse aux voitures polluantes est ouverte

Autre changement : l’interdiction des voitures et motos les plus polluantes dans les rues de la capitale. Pour la maire de Paris, Anne Hidalgo, l’objectif est simple : il faut faire chuter la concentration de particules fines dans l’atmosphère et apporter un air plus propre aux Parisiens. Ainsi, à partir du 1er juillet, les véhicules immatriculés avant 1997 et les deux-roues antérieurs à juin 1999 ne pourront plus rouler à Paris. La règle s’appliquera en semaine de 8 à 20h dans Paris intramuros (hors bois et périphérique). Cette mesure devrait toucher plus de 10 000 véhicules sur les quelque 600 000 qui circulent chaque jour dans la ville.

Jusqu’en octobre prochain, les automobilistes récalcitrants ne seront pas verbalisés. Mais passée cette date, le PV sera de 35 euros. Il passera ensuite à 68 euros au 1er janvier 2017.

La chasse aux véhicules polluants s’ouvre également à l’échelle du pays avec l’éco-pastille. A partir de ce vendredi, une nouvelle pastille automobile à apposer sur le pare-brise est mise en place pour distinguer les véhicules plus propres, et donc les plus récents, des automobiles et motos les plus anciennes. Ce nouveau dispositif appelé « certificat qualité de l’air » n’est pas obligatoire pour le moment, mais la ville de Paris s’en servira pour interdire la circulation aux véhicules antérieurs à 1997 et 1999. Il peut être acheté sur internet et coûte 4,50 euros.