ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Les recettes de l’Assurance maladie pour réduire le déficit

Rapport annuel Cnamts

Les recettes de l’Assurance maladie pour réduire le déficit

Par la rédaction

Dans son rapport annuel, l’Assurance maladie émet des propositions pour économiser 1,42 milliard d’euros en 2017.

GrigoryLugovoy3/epictura

Pour boucher le trou de la Sécu, l’Assurance maladie (Cnamts) a sa petite idée. Dans son rapport annuel présenté ce jeudi à son conseil d’administration, la Cnamts dévoile toutes ses propositions pour économiser 1,42 milliard d'euros en 2017 – soit le double de l'objectif fixé pour 2016.
A travers ce plan, il s’agit d’ « améliorer la qualité du système de santé et de maîtriser les dépenses », indique la Cnamts. La première des pistes concerne la prescription médicamenteuse, principale source d’économie attendue.

La Cnamts espère ainsi réaliser, comme en 2016, 430 millions d'euros d'économies en améliorant les prescriptions et en luttant contre la iatrogénie (effets indésirables provoqués par les médicaments), responsable de 7 500 décès environ par an. En outre, l'utilisation de médicaments « biosimilaires » moins chers, et la promotion des génériques, pourraient lui permettre de gagner 230 millions d'euros supplémentaires.

Arrêts de travail

Le « virage ambulatoire » (opération chirurgicale sans hospitalisation) sera également poursuivi de manière intensive dans les hôpitaux, avec une réduction de la durée des séjours. Près de 400 millions d’euros sont attendus par le biais de cette mesure.

Par ailleurs, l’Assurance Maladie souhaite renforcer « l'efficacité des contrôles des arrêts de travail » et obtenir « une plus grande homogénéité des pratiques » en matière de prescription. Des mesures qui pourraient permettre d'économiser 100 millions d'euros.

Enfin, les transports sanitaires devraient faire l'objet d'actions « renforcées ». Ces prescriptions représentent plus de quatre milliards d'euros et ont augmenté de 3,7 % de en 2015, pointe le rapport. L'Assurance maladie entend que soit favorisé le transport « le moins onéreux compatible avec l'état de santé du patient » et notamment le transport assis, le partage, ainsi que l'utilisation des véhicules personnels.

Si « des gains d'efficience » ont été faits dans tous les secteurs ces dernières années, la Cnamts appelle à « intensifier les efforts » pour faire face « aux défis des années à venir », notamment avec l'arrivée de traitements innovants et coûteux, comme dans le domaine du cancer ou de l'hépatite C.