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Opération des yeux

Erreur médicale : un octogénaire perd la vue mais pas la vie

Victime d’une erreur médicale, un octogénaire a perdu la quasi-totalité de la vue. Néanmoins, cette erreur médicale lui aurait sauvé la vie !  

Erreur médicale  : un octogénaire perd la vue mais pas la vie Epictura/Joingate

  • Publié 24.06.2016 à 20h03
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Un mal pour un bien ? L’histoire de Gaston, victime d’une erreur médicale rocambolesque, secoue les débats en justice. En 2011, l’octogénaire, malentendant, devait subir une opération bénigne de la paupière à la clinique de Chénieux, à Limoges. Dans la salle d’attente de la clinique et croyant entendre son nom, l’homme avait pris la place d’un autre patient, et s’était donc fait opérer pour le mauvais motif. Le personnel médical lui, n’avait pas relevé l’erreur et avait procédé à une opération des yeux : une vitrectomie, une ablation du corps vitré. Et quelques temps après la chirurgie, Gaston a perdu progressivement la vue, jusqu’à souffrir aujourd’hui d’une cécité quasi-totale. L’homme, inquiet, a saisi la justice. Mais pour les experts, qui sont unanimes, son erreur médicale s’est en fait révélée miraculeuse.

 

Sauvé d’une embolie pulmonaire 

L’opération « inutile » aurait en fait sauvé la vie de l’octogénaire. Sur la table d’opération, l’homme aurait été victime d’une embolie pulmonaire, et c’est l’anesthésiste qui s’en est rendu compte. L’homme a pu être pris en charge en un temps record, et échapper au drame. Pour les experts, si l’octogénaire avait subi l’opération initiale de sa paupière, aucun médecin ni infirmier n’aurait pu déceler l’embolie pulmonaire. 

 

Une conséquence de sa DMLA, pour les experts 

Pour trancher sur l’erreur médicale du patient, des experts de la commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CRCI) avaient été saisis. Et ils étaient formels : la cécité de l’octogénaire n’était due qu’à l’évolution de sa DMLA – la dégénérescence maculaire liée à l’âge, première cause de malvoyance chez les personnes de plus de 50 ans. En effet, comme le soulignaient les experts, quatre ans avant l’opération, une DMLA lui avait été diagnostiquée. Mais l’octogénaire et son avocat, Me Plas, n’ont pas abdiqué. Pour eux, la cécité progressive n’était et n'est encore que la conséquence d’une opération « ratée ». L'octogénaire demande ce mercredi une contre-expertise. La justice devra rendre son verdict le 13 juillet prochain.

 

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