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QUESTION D'ACTU

Elu pour 5 ans

Mutualité Française : Thierry Beaudet succède à Etienne Caniard

Thierry Beaudet a été élu ce jeudi en assemblée générale à la tête de la Mutualité Française, pour un mandat de cinq ans. Il occupait jusqu'ici le poste de vice-président.

Mutualité Française : Thierry Beaudet succède à Etienne Caniard Thierry Beaudet, président de la Mutualité Française, Mutualité Française/Flickr

  • Publié 25.06.2016 à 18h22
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C'est un poids lourd des complémentaires santé. La Mutualité Française (FNMF) fédère 426 mutuelles en France. Six Français sur dix sont protégés par une mutuelle de cette fédération. Cela représente 18 millions d’adhérents et près de 38 millions de personnes couvertes.
Un mastodonte qui vient de changer de visage. A l’occasion de son assemblée générale, Thierry Beaudet, 54 ans, a été élu ce jeudi à la présidence de la Mutualité Française. Pour un mandat de cinq ans, le vice-président de la FNMF succède ainsi à Etienne Caniard.

Ancien patron de la MGEN 

Dans un communiqué, celui qui était président du groupe MGEN et du groupe Istya est présenté comme un « militant engagé ». Il commence sa carrière dans les années 80 comme instituteur dans l'Académie de Caen. Puis Thierry Beaudet s’engage rapidement. Détaché de l'Education nationale, il y entre d'abord comme chargé de jeunesse et d'éducation populaire, et devient secrétaire général et directeur des services de la Fédération des Œuvres Laïques de l’Orne en 1991.

C’est à ce poste qu’il croise le chemin de militants MGEN et qu’il se lance dans le mouvement mutualiste. Il devient directeur adjoint de la section du Calvados en 1998. Puis en 2003, il est élu administrateur et membre du Bureau national, responsable du réseau des centres de service, puis du développement. Président de la MGEN depuis 2009, il impulse la transformation de l’entreprise et la refonte de son offre. 

Rendez-vous pris avec les médecins 

Lors d'une allocation en présence du Premier ministre, Manuel Valls, il a tout d'abord salué l'action de son prédécesseur qui, « tout au long de son mandat, a œuvré en faveur de l’accès aux soins pour tous ». Thierry Beaudet souhaite poursuivre ce combat. Il est revenu sur le baromètre de l’opinion 2015 de la DREES dans lequel 90 % des personnes interrogées se déclaraient personnellement préoccupées par la pauvreté. « Cette situation, comme vous toutes et tous, m’interpelle », a-t-il insisté.

Des mots pour les patients donc, et quid des médecins. Ces derniers étaient, on s'en doute, très à l'affût des premiers mots du nouveau président de la Mutualité Française. Il faut rappeler que c'est cette dernière qui s'est battue auprès des pouvoirs publics pour que le tiers payant généralisé voit le jour. Le dispositif technique sur lequel reposera la dispense d'avance des frais sera d'ailleurs piloté par les complémentaires santé. Une solution à laquelle tous les syndicats de médecins libéraux étaient opposés, craignant de perdre leur indépendance professionnelle. 

Pour les rassurer, Thierry Beaudet a déclaré : « Nous devons établir les conditions d’un partenariat solide avec les professionnels de santé dans l’intérêt des patients, nos adhérents. Dans les prochains mois, je demanderai à rencontrer les syndicats des professionnels de santé ». « Nous avons à échanger, à construire des coopérations respectueuses de l’intérêt et de l’économie de chacun, à travailler ensemble à l’amélioration de notre système », a-t-il ajouté. Redoutés des médecins, il n'a pas précisé si ces partenariats faisaient référence aux réseaux de soins. Ils sont aujourd'hui uniquement réservés aux opticiens, dentistes et audioprothésistes. 

La généralisation de la complémentaire santé  

Une grande avancée sociale. C’est en ces termes que le gouvernement a présenté cette réforme de la complémentaire santé, entrée en vigueur en janvier 2016. Deux ans après l’Accord National Interprofessionnel (ANI) qui en a posé les fondements, la réforme constitue l’un des volets principaux de la politique gouvernementale, pour améliorer l’accès financier des Français aux soins.

Jusqu’ici, 4 millions de salariés, principalement dans les TPE et les PME, ne bénéficiaient d’aucune couverture santé d’entreprise. L’idée de la réforme était d’inverser cette tendance, dans un souci d’égalité entre tous les actifs du secteur privé. De nouveaux contrats de complémentaire santé ont donc été négociés, branche par branche, et toutes les entreprises qui n’en avaient pas ont pu les proposer à leurs employés. Pourtant, si elle partait d’un bon sentiment, la réforme n’a pas que des adeptes. Certains craignent notamment qu'elle ne confère trop de pouvoir aux complémentaires, et qu’elle ne conduise à une forme de médecine à deux vitesses. Avec des gagnants et des perdants.
 

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