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Alcool : la Cour des comptes accuse l'Etat de complaisance

Dans un rapport, la Cour des comptes accuse l'Etat de fermer les yeux sur les dangers et les conséquences de l'alcool. 

Alcool : la Cour des comptes accuse l'Etat de complaisance photographee.eu/epictura

  • Publié 13.06.2016 à 12h12
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Pour la Cour des comptes, l’Etat a sa part de responsabilité dans la consommation d'alcool  qui est à l'origine en France de 49 000 décès annuels. Dans un rapport accablant qui devrait être rendu public mercredi prochain, les Sages de la rue Cambon estiment que l’Etat ferme les yeux sur le problème de l’alcool dans notre pays et l’accuse de « complicité » et de « complaisance », révèle Europe 1 ce lundi.

Après avoir analysé pendant plusieurs mois des études, parfois contradictoires, sur les dangers de l’alcool, la Cour des comptes conclut que les repères actuels de consommation, 2 verres par jour pour les femmes et 3 pour les hommes, ne sont pas acceptables. Ils rappellent que ce breuvage entraîne des conséquences dès le premier verre. Il augmente notamment le risque de développer un cancer.


Un marché qui rapporte gros à l'Etat

En outre, le rapport pointe la manque d’investissement de l’Etat dans la recherche médicale sur les méfaits de l’alcool. Il dresse en exemple les Etats-Unis qui y consacrerait 10 fois plus de moyens. La Cour souligne également les failles de prévention de l’alcool au volant alors que les derniers chiffres de la sécurité routière montrent une hausse de la mortalité sur les routes.

Si l’Etat français fait preuve de passivité face à l’alcool, c’est que les enjeux économiques sont gigantesques, relèvent les Sages. De fait, le chiffre d’affaire de la filière alcool avoisinait les 20 milliards d’euros en 2011, et près de 15 milliards d'euros uniquement pour la viticulture. Le premier exportateur de vin au monde serait donc plus enclin à combattre les lobbys du tabac et imposer le paquet neutre, qu’adopter une politique ferme face aux alcooliers. Une apathie qui pourrait bien coûter cher à l’Etat. La Cour soulève en effet qu’un jour des victimes de l’alcool pourraient intenter un procès contre l’Etat, à l’instar des malades du tabac qui ont obtenu gain de cause.

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