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QUESTION D'ACTU

Contre des faux certificats

AP-HP : un médecin suspendu pour avoir vendu des faux certificats à des réfugiés

Accusé d’avoir réclamé de l’argent à des réfugiés en échange de faux certificats, un médecin de l’AP-HP a été suspendu.

AP-HP : un médecin suspendu pour avoir vendu des faux certificats à des réfugiés epictura/Andreus

  • Publié 10.05.2016 à 18h52
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On a vu plus élégant. Un médecin de l’AP-HP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris) est soupçonné d’avoir extorqué de l’argent à des patients bénéficiaires de l’AME, l’aide médicale d’état, un dispositif permettant aux personnes sans ressources de bénéficier de soins gratuits.

L’information a été dévoilée par l’AP-HP elle-même, qui a décidé de suspendre les activités du praticien incriminé. Dans un communiqué, elle précise qu’à la suite d’un signalement effectué par un bénévole d’une association d’aide aux migrants, « un patient étranger en situation irrégulière bénéficiaire de l’AME a rapporté avoir versé à plusieurs reprises des sommes d’argent en espèce au médecin concerné de l’hôpital La Pitié Salpêtrière ».

D'autres personnes impliquées

Selon les éléments fournis par l’institution parisienne, ces sommes étaient versées dans le but d’obtenir la délivrance d’un certificat médical « permettant d’initier la procédure de demande de titre de séjour pour raisons de santé ». L’hépatologue se serait alors livré à une forme de chantage en exploitant les difficultés rencontrées par ces personnes en situation irrégulière et en leur proposant des services monnayés.

Selon le bénévole, d'autres migrants auraient été enrôlés dans ce système illégal. Une information confirmée par l’enquête interne de l’AP-HP, qui « laisse supposer que d’autres patients dans des situations comparables auraient également été amenés à effectuer de tels versements », précise encore le communiqué.

Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP, a indiqué qu’il avait signalé ces faits à la justice ainsi qu’au Conseil de l’Ordre des médecins. Par ailleurs, une procédure disciplinaire a été engagée.

« Ce type de décision, qui reste très rare, est engagé lorsque la gravité des faits soupçonnés met en cause la confiance de l’institution dans l’action du praticien », conclut le communiqué.

 

 

 

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