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QUESTION D'ACTU

Groupe d'études à l'Assemblée nationale

Prématurité : la carte postale choc a convaincu 20 députés

EXCLUSIF - SOS Préma a envoyé une carte postale pour alerter les députés sur la situation des enfants prématurés. 20 d'entre eux ont accepté de rejoindre un groupe d'études.

Prématurité : la carte postale choc a convaincu 20 députés SOS Préma/Collectif Prématurité

  • Publié 04.05.2016 à 13h02
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La photo de Louise a convaincu 20 députés. Ils ont rejoint un groupe de travail dédié à la situation des enfants prématurés. C'est une carte postale de ce nourrisson prématuré, envoyée ce 3 mai à l'Assemblée nationale par le Collectif Prématurité, qui les a émus. Recroquevillée derrière son masque à oxygène, la fillette semble minuscule dans les bras de sa maman. La photo est frappante tout comme le récit du début de vie de ce bébé né en avance, et de sa famille, aux députés de l'Assemblée nationale. Car comme Louise, chaque année, 60 000 enfants naissent prématurément.

Un groupe de travail dédié

Le cas de cette fillette est emblématique : sa mère a accouché à 25 semaines de gestation, avec près de trois mois d’avance. Sa fille n’a pas eu le temps de développer toutes ses fonctions corporelles. Elle a donc besoin d’une assistance respiratoire. C’est sans doute à cause de l'apparence frappante de l'enfant que le Collectif Prématurité a choisi d’en faire son porte-drapeau.

La photo de la fillette dans les bras de sa maman a été envoyée à Isabelle Le Callenec, députée d’Ille-et-Vilaine et présidente du groupe d’études « Prématurité et nouveau-nés vulnérables ». Il travaille actuellement sur une proposition de loi issue des Etats généraux de la prématurité. Les autres députés de l'Assemblée nationale ont également reçu la photo.

Au dos de l’illustration, un texte touchant qui développe l’histoire de Louise et sa famille. A travers leur quotidien, c’est celui de nombreux foyers qui est conté. Car la mère de la petite fille doit parcourir chaque jour 300 km pour lui rendre visite. Car les services spécialisés dans la prise en charge des grands prématurés ne courent pas les rues. Les structures d’accueil des parents, elles, sont très peu présentes.

« Faire bouger les lignes »

Le père de Louise, lui, doit se contenter de la voir les week-ends. Un exemple cruel qui met en lumière le manque de congés en cas de prématurité. De fait, la loi ne prévoit pas ce type de situation.

Le courrier, rédigé avec soins, souligne aussi la précarité de la famille, qui doit recourir aux services d’une baby-sitter, le manque d’équipement des chambres et de suivi du prématuré. Le tout à travers le regard d’un petit-être souvent laissé à lui-même. Les sujets les plus difficiles, comme les inégalités territoriales, sont abordés.

La démarche a visiblement ému de nombreuses personnes, selon Charlotte Bouvard, directrice de SOS Préma contactée par Pourquoidocteur. « On a déjà reçu plusieurs courriers, ce qui est positif. Les retours du public, l'exposition médiatique et les commentaires sur les réseaux sociaux sont aussi très encourageants. » Pour la directrice de SOS Préma, cette campagne a ouvert les yeux du public. « On espère que c'est l'opération qui fera bouger les lignes », conclut-elle. 

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