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SOS Préma

Prématurité : une photo choc pour remuer les consciences

60 000 prématurés naissent chaque année, mais la loi ne prévoit pas de mesure particulière. SOS Préma lance une campagne pour alerter les députés.

Prématurité : une photo choc pour remuer les consciences SOS Préma/Collectif Prématurité

  • Publié 03.05.2016 à 16h38
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Minuscule et recroquevillée dans les bras de sa maman, la petite Louise est une grande prématurée. Elle est née si tôt qu’elle n’est pas capable de respirer seule. La fillette est aussi le visage de la nouvelle campagne du Collectif Prématurité. Une carte postale qui raconte l’histoire de ce nourrisson et de sa famille sera envoyée aux députés de l’Assemblée nationale qui travaillent sur une proposition de l’association SOS Préma.

300 km chaque jour

Comme Louise, chaque année, 60 000 enfants naissent prématurément. Le cas de cette fillette est emblématique : sa mère a accouché à 25 semaines de gestation, avec près de trois mois d’avance. Sa fille n’a pas eu le temps de développer toutes ses fonctions corporelles. Elle a donc besoin d’une assistance respiratoire.

L’apparence de cet enfant est particulièrement frappante. C’est sans doute pour cela que le Collectif Prématurité a choisi d’en faire son porte-drapeau. La photo de la fillette dans les bras de sa maman sera envoyée à Isabelle Le Callenec, députée d’Ille-et-Vilaine et présidente du groupe d’études « Prématurité et nouveau-nés vulnérables ».

Au dos de l’illustration, un texte touchant qui développe l’histoire de Louise et sa famille. A travers leur quotidien, c’est celui de nombreux foyers qui est conté. Car la mère de la petite fille doit parcourir chaque jour 300 km pour lui rendre visite. Car les services spécialisés dans la prise en charge des grands prématurés ne courent pas les rues. Les structures d’accueil des parents, elles, sont très peu présentes.

Une loi mal conçue

Le père de Louise, lui, doit se contenter de la voir les week-ends. Un exemple cruel qui met en lumière le manque de congés en cas de prématurité. De fait, la loi ne prévoit pas ce type de situation.

Le courrier, rédigé avec soins, souligne aussi la précarité de la famille, qui doit recourir aux services d’une baby-sitter, le manque d’équipement des chambres et de suivi du prématuré. Le tout à travers le regard d’un petit-être souvent laissé à lui-même. Les sujets les plus difficiles, comme les inégalités territoriales, sont abordés.

Pour la directrice de SOS Préma, Charlotte Bouvard, cela ne fait aucun doute : « Une meilleure prévention, une meilleure organisation des soins, une réflexion sur l’accompagnement des familles et leur place à côté de leur enfant dès la naissance s’imposent. » Elle plaide en faveur d’une meilleure protection des familles et des nouveau-nés.

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