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QUESTION D'ACTU

Dans un cabinet isérois

Arrêts de travail : les généralistes en colère après une fusillade

Lundi, un patient a ouvert le feu sur une médecin iséroise, faut d'avoir eu un arrêt maladie. Pour MG France, les pouvoirs publics doivent ouvrir les yeux sur le contexte social morose. 

Arrêts de travail : les généralistes en colère après une fusillade iakovenko123/pix5

  • Publié 22.04.2016 à 19h17
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Sur les réseaux sociaux et dans la presse, les généralistes ne cessent de clamer leur indignation. Lundi matin, un commercial de 37 ans à qui un médecin avait refusé de délivrer un arrêt de travail est revenu, quelques minutes plus tard, à la maison médicale d’Izeaux (Isère) muni d’un fusil. Après avoir menacé la praticienne, il a ouvert le feu à deux reprises dans le cabinet sans la viser. Heureusement seuls des dégâts matériels ont été relevés. Les balles s'étant logées dans l'un des murs et dans un meuble.

Après avoir été calmé par un autre médecin du cabinet, l'homme a expliqué être harcelé et humilié par son patron. Il s’est ensuite rendu aux gendarmes de lui-même. Inconnu des services de justice, le père de de deux enfants a été condamné mercredi à 30 mois de prison dont 18 mois avec sursis par le tribunal correctionnel de Grenoble, indique Le Dauphiné Libéré dans son édition de ce jeudi.

Les syndicats rappellent l'affaire Karl Olive 

Dans un communiqué publié ce jeudi, le premier syndicats de généralistes MG France a réagi. Il apporte à ce médecin "sa compréhension et de son soutien". Tout en dénonçant les sorties récentes de certains élus. "Au lieu de chercher les vraies explications aux différences constatées dans le nombre d’arrêts de travail, qui tiennent aux conditions de travail, au contexte social et aux pathologies, certains ont choisi de faire du prescripteur un bouc émissaire".

Une attaque à demi-mot contre le Maire de Poissy (Yvelines) qui début avril a appelé les généralistes de sa commune à la modération. Selon Karl Olive (LR), l'absentéisme des agents municipaux coûte 2 millions d'euros par an. "Ni les maires, ni l'assurance maladie, ni les pouvoirs publics, ni la presse ne devraient s’autoriser à faire du médecin généraliste un bouc émissaire. Cet événement nous le rappelle douloureusement", conclut le syndicat.

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