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Consultations Jeunes Consommateurs

Addiction : les jeunes consultent de plus en plus pour les jeux vidéo

Les Consultations Jeunes Consommateurs commencent à gagner en notoriété auprès des familles et des utilisateurs de jeux vidéo, selon le dernier rapport de l’OFDT.

Addiction : les jeunes consultent de plus en plus pour les jeux vidéo SIPANY/SIPA

  • Publié 17.03.2016 à 16h42
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Elles gagnent lentement en visibilité. Les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) sont des lieux d’accueil pour les jeunes qui flirtent avec des plaisirs potentiellement dangereux s’ils basculent vers l’addiction – alcool, cannabis, jeux vidéo... Il en existe plus de 540 sur le territoire, gérées par l’association Fondation Addiction, mais elles restent largement méconnues du grand public.

L’an dernier, les autorités sanitaires françaises ont organisé une campagne de communication pour faire sortir de l’ombre ces dispositifs fondés sur le dépistage précoce et le dialogue entre les jeunes, leur famille et les professionnels, sans jugement de valeur ni discours moralisant. Des clips sur le ton de la dérision ont été diffusés pour dédramatiser le recours aux CJC.

 

Moins de cannabis, plus de jeux

Un an plus tard, l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies) publie dans sa revue Tendances une évaluation de ces dispositifs afin d’analyser les effets de cette campagne et de scanner le profil des jeunes qui y ont recours.

Les résultats semblent prometteurs. Alors qu’en 2014, les recrutements passaient massivement par le biais judiciaire – les jeunes sont orientés après interpellation pour usage de cannabis, par exemple –, en 2015, les canaux semblent s’être quelque peu diversifiés. La proportion de visiteurs des CJC envoyés par la justice est ainsi passée 41 % à 33 %. Du coup, les recours pour consommation de cannabis, bien que majoritaires, ont légèrement diminué – de 81 % à 75 %.

Cette évolution s’est faite au profit d’une plus grande présence des parents au sein du dispositif. Les orientations par la famille progressent ainsi de 15 % à 20 %, ce qui en fait la deuxième source de recrutement. « Ces publics ont été bien touchés par la campagne », précise l’OFDT. Les motifs de consultation ont eux aussi évolué, avec une présence accrue de consommateurs de jeux vidéo (de 5 % à 7 %).



Cibler les femmes 

L’enquête de l’OFDT note toutefois la persistance de difficultés à amener les jeunes consommateurs d’alcool dans les CJC, alors même qu’ils constituaient une cible clé de la campagne de communication. « La part de consultants venus pour des problèmes liés à cette substance n’augmente pas », souligne le rapport.

Il en va de même pour les femmes, qui demeurent minoritaires dans les CJC (leur part stagne aux alentours de 19 %). Et ce, alors que « les filles se sont avérées sensibles à la campagne », puisque 13 % d’entre elles ont repéré le dispositif par ce biais, contre 8 % chez les garçons. L’OFDT suggère de diversifier les leviers de mobilisation pour mieux faire connaître les CJC auprès de tous les publics visés par la campagne.

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