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QUESTION D'ACTU

Conférence de l’OMS

Zika : le lien direct avec la microcéphalie n’est pas encore établi

Les arguments s’accumulent mais ils ne sont pas suffisants pour conclure à un lien certain entre le virus Zika et les cas de microcéphalie chez l’enfant.

Zika : le lien direct avec la microcéphalie n’est pas encore établi Martial Trezzini/AP/SIPA

  • Publié 19.02.2016 à 18h34
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Prudente mais résignée. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tenait ce 19 février un point presse sur le virus Zika. Le lien avec les cas de microcéphalie et de syndrome de Guillain-Barré reste à démontrer, souligne le directeur général adjoint de l'OMS, Bruce Aylward. Mais il évoque une « accumulation croissante d’indices » en ce sens.

« Le virus est coupable tant que son innocence n’a pas été démontrée », a déclaré le directeur général adjoint. La formule est cinglante. Le reste de la conférence l’est moins. L’OMS aura besoin de quatre à six mois afin d’obtenir des preuves formelles. Bruce Aylward souligne tout de même qu’à l’heure actuelle, aucune autre raison ne peut expliquer la concomitance entre l’épidémie de Zika et l’augmentation des cas de microcéphalie – malformation congénitale qui se caractérise par un sous-développement du crâne du fœtus – et de syndrome de Guillain-Barré.

Des complications rares

En effet, le faisceau d’arguments se resserre autour du flavivirus. 36 pays sont touchés dans le monde, dont 28 sur le continent américain. La microcéphalie, en revanche, n’a été observée qu’au Brésil et en Polynésie française. Mais des autopsies réalisées sur un fœtus avorté et sur des bébés décédés de la malformation congénitale ont révélé la présence de Zika dans le cerveau. Il a également été retrouvé dans du liquide amniotique.

Le syndrome de Guillain-Barré se retrouve de manière plus fréquente : huit pays sont touchés. Mais cette complication neurologique reste relativement rare chez les personnes qui développent l’infection. Au dernier bilan de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), 2 130 cas évocateurs ont été signalés en Martinique, où l’épidémie a été déclarée. Seuls cinq patients ont développé un syndrome de Guillain-Barré. La Guyane, également en seuil épidémique, a rendu compte de 3 complications de ce type sur 355 nouveaux cas.

Les îles de Saint-Martin et de la Guadeloupe sont encore au stade 2 (circulation virale débutante) mais le nombre de cas rapportés augmente de manière régulière. Seul Saint-Barthélemy reste épargné.

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