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QUESTION D'ACTU

Lots de vaccins défectueux

Meningitec : des experts nommés pour examiner les enfants

La plainte de 240 familles contre le distributeur du vaccin Meningitec a été examinée ce mardi au TGI de Clermont-Ferrand. Des expertises sur les enfants ont été ordonnées.

Meningitec : des experts nommés pour examiner les enfants REVELLI-BEAUMONT/SIPA

  • Publié 24.11.2015 à 18h14
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La plainte de 240 familles contre le laboratoire CSP, distributeur français du vaccin Meningitec, a été examinée ce mardi 24 novembre par le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). En cause, la survenue de symptômes graves (fortes fièvres, agitation, irritabilité, éruptions cutanées, troubles digestifs, diarrhées continues...) chez des enfants suite à une vaccination par des lots défectueux (chargés en métaux lourds) de Meningitec, entre avril et décembre 2014.

Utilisé chez les nourrissons à partir de 2 mois, les adolescents et les adultes, ce vaccin est indiqué pour prévenir les méningites dues à la bactérie Neisseria meningitidis du sérogroupe C. 
« Cinq ou six collèges d'experts », réunissant à chaque fois un pédiatre et un toxicologue, seront diligentés dans toute la France « à partir de début janvier 2016 » et devront rendre leur conclusions « dans un délai raisonnable », a déclaré à l'Agence France Presse (AFP) Jean-Claude Pierru, le président du tribunal, lors d'une audience au civil pour déterminer la responsabilité de l'industriel.

Une bonne nouvelle pour ces parents dont s'est félicité, Me Emmanuel Ludot, l'avocat qui défend les familles. « Seule la nomination d'experts va permettre d'avoir la vérité, d'apaiser et de rassurer pour l'avenir les parents de ces enfants », a-t-il rajouté.

« C'est un bon début, j'ai l'impression qu'on commence enfin à être entendus », a commenté de son côté Audrey Cheynau, une mère de famille de Loire-Atlantique contactée par l'AFP. Elle est venue à l'audience avec une cinquantaine d'autres parents.

 

77 000 personnes solidaires 

Par ailleurs, ces familles reçoivent également un soutien important via une pétition lancée sur Change.org, en octobre dernier, par Coralie Muhammad. Cette maman, elle aussi victime, demande à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, l’ouverture d’une cellule de crise au sujet du vaccin Meningitec qu’elle accuse d’être à l’origine de « fièvres inexpliquées, d’éruptions cutanées, de douleurs abdominales quotidiennes, de diarrhées à répétition ainsi que de troubles du sommeil et alimentaires » chez sa fille vaccinée à l’âge d’un an.
Selon Coralie Muhammad, « il a été révélé que ce vaccin était frelaté et le 26 septembre 2014, les lots concernés ont été rappelés par l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) », rappelle-t-elle.

Suite à la médiatisation de sa pétition, elle a déjà récolté plus de 77 000  signatures sur Internet, et son collectif a même été reçu vendredi 20 novembre au ministère de la Santé. Elle indique cependant que Marisol Touraine a « rejeté tout problème d’ordre sanitaire, et a proposé de mettre à disposition un numéro vert pour rassurer les parents ».

Une mesure jugée « insuffisante » par cette mère de famille, qui, dans ce dossier, attend surtout quelque chose de la part de la justice. A ce sujet, il faut souligner que cette affaire n'est pas qu'une question franco-française, une action similaire est en cours en Italie pour ce même vaccin.

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La version des autorités sanitaires et du fabricant
Au moment du retrait du Meningitec, le 25 septembre 2014, l'ANSM déclarait : « A l'heure actuelle, aucune déclaration d’effet indésirable liée à ce défaut de qualité n’a été signalée au laboratoire ou à l’ANSM ».
Mais après enquête, il semblerait que certains lots soient restés en vente dans quelques pharmacies, contaminant les enfants traités. Parmi la liste de métaux lourds retrouvés dans les analyses de cheveux de ces enfants, on a relevé du plomb, de l’aluminium, de l’étain, de l’argent, ou encore du silicium.
Suite aux expertises ordonnées, les avocats du laboratoire CSP n'ont pas souhaité réagir.
Les représentants de quatre laboratoires étrangers, dont deux suisses, un hollandais et un allemand, qui ont participé à l'élaboration et la mise sur le marché du vaccin incriminé, n'étaient pas présents à l'audience, relate le site Internet de l'Express.
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