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QUESTION D'ACTU

Traces de métaux lourds

Méningite : 39 bébés victimes d'un vaccin défectueux

40 familles saisissent la justice dans l’affaire du Meningitec, vaccin contre la méningite. Certains lots chargés en métaux lourds auraient contaminé 39 nourrissons et un adulte de 24 ans. 

Méningite : 39 bébés victimes d'un vaccin défectueux Lukas Schulze/AP/SIPA

  • Publié 02.08.2015 à 21h07
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Les vaccins à nouveau dans la tourmente ! Quarante familles viennent en effet de déposer une assignation en justice au tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) à l’attention du laboratoire pharmaceutique CSP.
En cause, la survenue de symptômes graves (fortes fièvres, agitation, irritabilité, éruptions cutanées, troubles digestifs, diarrhées continues...) chez leurs enfants suite à une vaccination par des lots défectueux de Meningitec, entre avril et décembre 2014. 
Utilisé chez les nourrissons à partir de 2 mois, les adolescents et les adultes, ce vaccin est indiqué pour prévenir les méningites dues à la bactérie Neisseria meningitidis du sérogroupe C. 

 

Un vaccin retiré du marché en 2014

Une affaire qui aurait pu être en partie évitée, puisque le 25 septembre 2014, le laboratoire CSP, à titre de précaution, et en accord avec l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, retirait du marché tous les lots du vaccin Meningitec, 21 au total, en raison d’un problème de qualité rencontré lors de la fabrication.
Ce même jour, l'ANSM déclarait : « A l'heure actuelle, aucune déclaration d’effet indésirable liée à ce défaut de qualité n’a été signalée au laboratoire ou à l’ANSM ». 
Mais après enquête, il semblerait que certains lots soient restés en vente dans quelques pharmacies, contaminant les enfants traités. Parmi la liste de métaux lourds retrouvés dans les analyses de cheveux de ces enfants, on relève du plomb, de l’aluminium, de l’étain, de l’argent, ou encore du silicium. 

L'Union Nationale des Associations Citoyennes de Santé (UNACS), vers qui les familles se sont tournées, rappelle de son côté, qu'en France, « seulement à 1 a 10 % des effets indésirables sont notifiés. Ce qui signifie que 90 à 99 % des effets indésirables ne sont pas notifiés, donc considérablement sous-estimés », pense-t-elle. Des propos qui laissent penser que l'affaire pourrait encore grossir.

 

Une action identique menée en Italie 

Elle rajoute que « de nombreux parents d'enfants vaccinés par Meningitec ont tenté d'entrer en contact avec le fabricant (le laboratoire pharmaceutique CSP) et avec le Ministère de la Santé afin d'en savoir plus sur les risques encourus par l'utilisation de ce produit douteux. Sans réponse et livrées à elles-mêmes, des familles se sont regroupées et ont décidé d'entamer une procédure judiciaire », conclut-elle.
Par ailleurs, ces plaignants, dont dix vivent en Bretagne, ont aussi créé un collectif et ouvert une page facebook afin d'échanger sur ce qu'ils vivent et partager sur ce vaccin défectueux. D'après France 3 Bretagne, l'audience est prévue le 22 septembre devant le tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand.

Enfin, il faut souligner que cette affaire n'est pas qu'une question franco-française. Une action similaire est en effet en cours en Italie pour ce même vaccin.  

 

 

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