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Institut de veille sanitaire

Canicule : 3300 décès supplémentaires à l'été 2015

Les trois épisodes de canicules de cet été sont responsables d’une hausse légère de la mortalité.

Canicule : 3300 décès supplémentaires à l'été 2015 CC0 1.0 Pixabay

  • Publié 12.10.2015 à 16h51
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Les trois épisodes de canicule de l’été 2015 ont occasionné 3300 décès supplémentaires, rapporte l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans son bilan annuel. C’est une hausse modérée (+ 6,5 %) par rapport aux années précédentes, comparée aux 15 000 décès supplémentaires (+ 55 %) à imputer à la grande canicule de 2003.

Les grandes chaleurs sont responsables d’une hausse des fréquentations des urgences et des hospitalisations. En cause, des coups de chaleur, une déshydratation ou un taux de sel insuffisant dans le sang (hyponatrémie, liée à la déshydratation), dangereux surtout pour les personnes vulnérables. Les enfants sont les plus touchés par les coups de chaleur, et les personnages âgés par la déshydratation.

Surévaluation probable

La surmortalité est estimée par rapport à une ligne de base portant sur les huit années précédant la canicule. Mais ces calculs reposent sur des données administratives partielles, qui ne permettent pas de connaître les causes précises du décès. « Les excès de mortalité estimés ne peuvent être imputés entièrement à la chaleur ; il n’est pas possible à ce jour d’en évaluer la part », préviennent ainsi les auteurs du rapport.

Les critères permettant de définir la canicule varient selon les départements. À Paris, il faut que la température maximale dépasse 31 °C et la température nocturne 21 °C pendant trois jours consécutifs, pour qu’une vague de chaleur soit considérée comme un épisode de canicule. Les critères sont un peu plus stricts dans les départements du sud et de l’est, un peu moins dans le nord et le nord-ouest. Le seuil en journée est de 35 °C à Bordeaux ou Marseille, 33 °C à Lille, 32 °C à Brest.

Des autorités échaudées

Dans les zones urbaines, la canicule est aussi responsable de pics de pollution à l’ozone, qui peuvent occasionner des difficultés respiratoires (asthme) chez les personnes sensibles. Depuis la canicule de 2003 et ses conséquences sanitaires majeures, les autorités de santé se montrent très attentives à la prévention, et conseillent de limiter les sorties, boire beaucoup d’eau et surveiller ses proches à risque en cas de grosse chaleur.

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