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QUESTION D'ACTU

Retard de diagnostic

Amputation après une IVG : mise en examen du gynécologue

Un gynécologue du CHU de Bordeaux a été mis en examen pour « blessures involontaires » sur une femme qui a dû subir une amputation des quatre membres après une IVG.

Amputation après une IVG : mise en examen du gynécologue Illustration - POUZET/SIPA

  • Publié 14.08.2015 à 12h09
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Un gynécologue-obstétricien du CHU de Bordeaux a été mis en examen pour « blessures involontaires », rapporte l’AFP. Il était de garde lors de l’IVG (interruption volontaire de grossesse) pratiquée sur une femme en juillet 2011. La patiente avait dû être amputée des quatre membres à la suite d’une septicémie.

Un traitement trop tardif

Le praticien est accusé de ne pas avoir prescrit des antibiotiques à temps à la patiente, une version que celle-ci soutient depuis les faits. En effet, les jours suivant l’intervention chirurgicale, la mère de famille s’est rendue à deux reprises aux urgences, prise de violentes fièvres. Elle a été renvoyée une première fois chez elle.

Ce n’est que le dimanche en fin de journée, soit deux jours après l’IVG, que le diagnostic a été posé et les antibiotiques prescrits. La patiente, porteuse du streptocoque pyogène de type A, une bactérie qui entame les chairs, a dû être amputée des deux pieds, de l'avant-bras droit et de la main gauche. Elle estime qu’une prise en charge plus rapide aurait permis d’éviter la nécrose des tissus, et donc l’amputation.

"Chaîne de responsabilités"

La mise en examen du gynécologue de garde ce jour-là survient après un rapport d'expertise diligenté dans le cadre de l'instruction. « On est sur un dossier complexe, a indiqué à l’AFP l'avocat du praticien, qui a demandé une contre-expertise au juge d'instruction. Pour moi, cela ne rentre pas dans le cadre de l'infraction pénale. Il y a toute une chaîne de responsabilités que l'instruction devra déterminer. »

« Il y a un côté dramatique qui rappelle qu'aujourd'hui, aucune opération n'est bénigne, a-t-il ajouté. Cela affecte le médecin qui est d'abord là pour soigner ».

Selon une étude menée en 2006 en France, le taux global lors d'une IVG chirurgicale de complications immédiates (hémorragies, perforations utérines, déchirures cervicales) oscille entre 0,01 et 1,16 %. Les complications ne sont pas plus nombreuses qu’avec l’IVG médicamenteuse.

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