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Test sanguin de dépistage

Cancer de la prostate : un test de dépistage à moins d'un euro

Par Raphaëlle Maruchitch

Des chercheurs américains publient les résultats d’un test de dépistage précoce du cancer de la prostate qui serait plus efficace que le test usuel, le test PSA.

DURAND FLORENCE/SIPA

Une étude récemment publiée a démontré l’efficacité d’un test d’un coût de un dollar (0,92€), capable de délivrer les résultats en quelques minutes, pour dépister le cancer de la prostate aux stades précoces. L’étude est parue dans la revue ACS Applied Materials & Interfaces par un groupe de chercheurs issus de plusieurs universités américaines.

Ce nouveau test, développé par l’Université centrale de Floride, utilise des nanoparticules d’or. Il serait par ailleurs plus sensible et plus spécifique que les tests actuels standards présents sur le marché - appelé tests PSA - d’après les auteurs de la publication et pourrait réduire le nombre de biopsies invasives inutiles qui sont habituellement pratiquées pour les confirmer.


Le test PSA controversé

En effet, le test le plus employé actuellement mesure au moyen d’une analyse sanguine le niveau de PSA, un antigène prostatique spécifique. Cependant ce test n’exclut pas le risque de cancer sous le seuil, et les patients au-dessus du seuil n'ont pas forcément de cancer invasif. À plusieurs reprises, le dépistage du cancer de la prostate grâce au dosage du PSA a été montré du doigt. Il y a un an, en avril 2014, des résultats publiés par l’Institut national de veille sanitaire (InVS) avaient d’ailleurs montré un surdiagnostic et un surtraitement de ce cancer.


Cancer très fréquent

Le dépistage systématique du cancer de la prostate n’est pas recommandé. En effet, il s’agit d’une maladie très fréquente : les études montrent qu’à 80 ans presque 80 % des hommes ont des cellules cancéreuses dans leur prostate. Rappelons que le cancer de la prostate est le plus meurtrier chez les hommes après le cancer du poumon et qu’il est le cancer le plus fréquent chez l’homme de 50 ans. Quant au nouveau test mis au point, d’autres études devront être conduites afin de confirmer son potentiel clinique.