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Troubles des règles : un déséquilibre hormonal fréquent
Troubles des règles : un déséquilibre hormonal fréquent
Publié le 08.08.2016
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Troubles des règles : un déséquilibre hormonal fréquent
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Les règles sont les manifestations d’un cycle se déroulant à l’intérieur du corps et de l’utérus. Les règles qui diffèrent du cycle normal sont considérées comme des troubles menstruels. Une perte de sang chronique peut altérer l’état général de la patiente à cause du déficit en fer.

Troubles de règles : CAUSES

A quoi sont dus les troubles des règles ?

La régularité des règles dépend des interactions complexes entre les hormones qui gouvernent le cycle menstruel.
Tout ce qui peut perturber cet équilibre, par exemple une maladie, des changements dans l’alimentation ou au niveau du poids, les émotions ou un mauvais développement des ovaires ou de l’utérus, peut causer des troubles menstruels. Divers facteurs peuvent donc être à l’origine de troubles des règles (problèmes de l’utérus, de l’ovaire, problèmes hormonaux…), mais une combinaison de plusieurs facteurs est souvent en cause.
Le « syndrome des ovaires polykystiques » (SOPK), trouble hormonal se caractérisant par la formation de multiples kystes dans les ovaires, peut entraîner des déséquilibres menstruels ou l’absence des règles.

Quelles sont les causes d’une aménorrhée ?

L’aménorrhée correspond à une absence totale de règles. Elle peut s'observer chez la jeune fille de 16 ans ou plus et n'ayant jamais eu de règles : c'est alors une « aménorrhée primaire ». Elle peut également s’observer chez une femme préalablement réglée et non ménopausée : c'est alors une « aménorrhée secondaire » : il faut que la femme n’ait pas eu de règles depuis plus de trois mois.
• La première cause d'aménorrhée primaire est le retard pubertaire. Si la puberté s’est déroulée normalement, l’aménorrhée primaire est parfois liée à une malformation congénitale de l’utérus, une maladie génétique ou un problème hormonal. Dans certains cas, il s’agit simplement d’un défaut de perforation de l’hymen, qui empêche l’écoulement des règles. Certains traitements médicaux pris à l’adolescence peuvent aussi retarder les règles. Enfin, il faut toujours évoquer une grossesse, même chez une très jeune fille.
L’aménorrhée secondaire de la femme adulte, qui survient après des cycles normaux, peut avoir de nombreuses causes. Il faut toujours penser à la grossesse, y compris dans un contexte où on ne l’attend pas. Il peut s’agir de l’effet de la contraception estroprogestative qui peut interrompre les règles. L’arrêt de la contraception peut également, dans de rares cas, entraîner une aménorrhée transitoire, qui justifie parfois un traitement hormonal. Une aménorrhée peut apparaître dans les suites d’une IVG ou d’une intervention chirurgicale sur l’utérus. Les règles réapparaissent normalement quatre à huit semaines après l’accouchement ou la fin de l’allaitement, mais un état de fatigue ou de dépression peut les retarder. Un stress important, un choc psychologique, une maladie prolongée, une douleur chronique, un état dépressif ou anxieux, un surmenage sportif ou une anorexie mentale peuvent entraîner une aménorrhée. Une ménopause précoce peut intervenir dès l’âge de quarante ans.

Quelles sont les causes des règles abondantes (« hyperménorrhée ») ?

Les troubles hormonaux sont au premier plan des causes de règles abondantes, surtout durant la puberté et la ménopause, mais il est possible de rencontrer des altérations de l’utérus ou des ovaires (inflammations, polypes, tumeurs, myomes). Des médicaments (contraceptifs et anticoagulants) peuvent être en cause de même que des troubles de la coagulation sanguine (rares). Un stérilet peut être à l’origine de règles abondantes quand il s’agit d’un stérilet au cuivre.

Quelles sont les causes des règles très peu abondantes (« hypoménorrhée ») ?

Les troubles hormonaux sont au premier plan des causes de règles peu abondantes (insuffisance ovarienne lors de la ménopause ou au début de la puberté). Des médicaments (pilule ou autres préparations hormonales) peuvent être en cause de même que des maladies de l’utérus, un curetage utérin trop appuyé, une anorexie ou, à l’opposé, une surcharge pondérale trop importante, et un stress psychique.

Quelles sont les causes des règles fréquentes (« polyménorrhée ») ou rares (« oligoménorrhée ») ?

La durée des cycles menstruels peut varier de 25 à 35 jours : certaines femmes ont des cycles plus courts, d’autres plus longs, sans que cela soit le signe d’un problème de santé.
En revanche, il arrive qu’un cycle dure particulièrement longtemps, accompagné de douleur des seins et de maux de ventre, avec un test de grossesse négatif. Parfois, cette irrégularité est due à trouble du contrôle hormonal en rapport avec un kyste de l’ovaire. Un traitement d’une dizaine de jours avec un médicament progestatif suffit en général à rétablir une durée normale des cycles. Parfois le trouble du contrôle est d’origine hypophysaire ou est lié à un stress psychique.

Quelles sont les causes des règles prolongées et abondantes (« ménorragie ») ?

On parle de ménorragie lorsque la durée des règles dépasse la durée habituelle (trois à sept jours) ou lorsque la quantité des écoulements n’est plus contrôlée par les moyens habituels (tampons ou serviettes).
Parmi les causes les plus courantes, on peut citer la puberté ou la ménopause (les premiers et les derniers cycles sont souvent plus abondants en raison d’un déséquilibre hormonal), la présence de polypes ou de fibromes de l’utérus, qui ont tendance à saigner. Il faut également savoir que la présence d’un stérilet au cuivre entraîne des règles plus abondantes. Plus rarement, il peut s’agir de troubles de la coagulation sanguine.

Quelles sont les causes du syndrome prémenstruel ?

Le syndrome prémenstruel est un ensemble de signes qui surviennent environ une semaine avant les règles, et qui disparaissent un jour ou deux après leur apparition.
Ce syndrome peut se manifester à la fois sur le plan physique (seins douloureux, prise de poids, gonflements, ballonnements et surtout maux de ventre irradiant dans les cuisses et dans les reins) et psychologique (tristesse, manque d’énergie, malaise, crises de larmes, irritabilité, anxiété...).
Certaines femmes souffrent également d’un « trouble dysphorique prémenstruel », une forme plus grave de syndrome prémenstruel, qui se manifeste par des troubles de l’humeur.
Les mécanismes précis de ce trouble sont encore mal connus, mais il semble en rapport avec la baisse des hormones sexuelles dans le sang après l'ovulation. Certains signes (tension des seins, prise de poids) peuvent s'expliquer par une rétention d'eau.

D’autres facteurs sont responsables de saignements en dehors des règles.

Ce sont bien sûr toutes les complications en début de grossesse (fausse couche, grossesse extra-utérine). Mais cela peut être en rapport avec des troubles de la fonction hépatique, des médicaments comme les préparations hormonales ou les anticoagulants, les maladies auto-immunes ou les leucémies.

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