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Cancer du col de l’utérus : le test HPV plus efficace que le frottis

Le test ADN de détection des papillomavirus humains (HPV) est plus efficace que la recherche au microscope de cellules anormales pour dépister le cancer du col de l’utérus.

Cancer du col de l’utérus : le test HPV plus efficace que le frottis Papillomavirus humain (DURAND FLORENCE/SIPA)

  • Publié 09.01.2015 à 19h26
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Le test ADN plus performant que le microscope ? Cela semble une évidence. Mais pour les scientifiques, il faut évidemment des preuves. Et cette preuve supplémentaire a été publiée par des chercheurs américains dans la revue Gynecologic Oncology. Depuis de nombreuses années, le dépistage du cancer du col de l’utérus repose sur la réalisation régulière d’un frottis, c’est-à-dire un prélèvement de cellules du col de l’utérus au fond du vagin avec une spatule ou une petite brosse. Ces cellules sont examinées au microscope pour repérer des anomalies précancéreuses.

Une technique alternative à cet examen au microscope (cytologie) est la réalisation d’un test moléculaire de détection des papillomavirus humains (HPV). Car ce sont les HPV qui sont responsables des cancers du col de l’utérus, les femmes étant le plus souvent contaminées par ces virus à l’occasion des premiers rapports sexuels. L’ADN de ces virus peut être détecté dans des prélèvements de cellules du col de l’utérus.


Le test HPV déjà recommandé aux Pays-Bas

Aux Etats-Unis, comme en France, d’ailleurs, le test HPV n’est pas recommandé en première intention dans le dépistage du cancer du col de l’utérus. Il l’est en revanche dans des pays comme l’Australie ou les Pays-Bas dans leur programme de dépistage généralisé. Aux Etats-Unis et en France, il est préconisé de manière restreinte, pour confirmer ou infirmer certains résultats anormaux d’examen au microscope. Et rien qu’aux Etats-Unis, le test HPV est aussi préconisé en plus de l’examen au microscope pour le dépistage des femmes âgées de 30 ans et plus.

Thomas Wright, de la Columbia University à New York, et ses collègues se sont intéressés à plus de 42000 femmes âgées de 25 ans ou plus. Ils ont comparé trois stratégies de dépistage du cancer du col de l’utérus. Une stratégie hybride (qui n’est pas utilisée en France) : examen au microscope pour les 25-29 ans et combinaison du test HPV et de l’examen au microscope pour les 30 ans et plus. Autre stratégie évaluée : le test HPV pour confirmer ou infirmer certains résultats anormaux au microscope, comme cela se pratique aux Etats-Unis comme en France. Et enfin l’objet de l’attention de l’étude : un test HPV unique et d’emblée, en première intention.


Deux fois plus de tumeurs détectées

Les chercheurs ont montré que le dépistage avec un test HPV en première intention permettait d’augmenter la sensibilité de détection des tumeurs malignes de haut grade du col de l’utérus (CIN3+) par rapport à l’examen au microscope. Cette hausse était de 28,3% pour les femmes de 25 ans et plus et de 24,3% pour les femmes âgées de 30 ans et plus. Chez les femmes âgées de 25 à 29 ans, le test HPV permettait ainsi de détecter deux fois plus de ces tumeurs.

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