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QUESTION D'ACTU

Vaccin contre le papillomavirus : l'étude qui rassure


  • Publié 14.09.2015 à 09h34
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L’étude est remarquable tant par son ampleur que par ses résultats. Elle a été menée conjointement par l’Agence nationale du médicament (ANSM) et par l’Assurance maladie auprès de 2,2 millions de jeunes filles âgées de 13 à 16 ans entre 2008 à 2012. Un tiers d’entre elles étaient protégées contre les souches 16 et 18 du papillomavirus – les plus fréquentes dans le cancer du col de l’utérus – avec les vaccins Gardasil ou Cervarix. C’est « la plus importante étude jamais réalisée dans le monde sur les risques d’effets secondaires liés au vaccin anti-HPV », note Libération.
La question posée était simple : se faire vacciner expose-t-il, notamment, à un risque de sclérose en plaques, comme le laissaient supposer plusieurs cas rapportés dans le monde, dont certains sont portés devant la justice ? « Le bénéfice-risque est très largement en faveur de ce vaccin », répond le directeur général de la Santé, Benoît Vallet, dans les colonnes de Libération.

Si l’association entre le vaccin et cette maladie auto-immune n’est pas établie, « l’augmentation de syndromes de Guillain-Barré est claire, relève Le Figaro. Le risque apparaît multiplié par quatre ». Ce risque est d’ailleurs précisé seulement dans la notice du Gardasil, mais le directeur de l’ANSM compte agir au niveau européen pour que l’autre vaccin le mentionne également.

L’obstacle médical semble bien levé, il reste la contrainte économique. 80 euros en moyenne par personne protégée, alors qu’un acte de prévention permet de dépister tôt un cancer du col de l’utérus. Et Le Parsien de rappeler que la couverture vaccinale contre le papillomavirus s’élève à 17 % avec plutôt une tendance à la baisse depuis 2007. 3 000 nouveaux cas sont signalés chaque année, 1 000 d’entre eux décèdent.
Mais, souligne Agnès Buzyn, directrice de l’Institut national du cancer, « c’est le cancer le plus évitable et surtout le plus inégalitaire ». Verdict de la patronne de l’INCa : « La vaccination est indispensable ». Aujourd’hui, elle est recommandée mais pas obligatoire.

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