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SIDA, IST

Un préservatif mis à la va-vite protège moins bien contre les infections

Selon des chercheurs, un préservatif mis trop vite contribuerait à le déchirer ou à le perdre en route. Et, fatalement, augmenterait les risques de contracter une IST. 

Un préservatif mis à la va-vite protège moins bien contre les infections SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 24.11.2014 à 13h23
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Un préservatif mis précipitamment dans le feu de l’action pourrait revenir à ne pas se protéger du tout. C’est ce qu’ont constaté des chercheurs britanniques de la Harvard Medical School.


Préservatif déchiré
Ces derniers ont demandé à 512 adultes âgés entre 15 et 65 ans, de noter la fréquence et les détails de leurs rapports sexuels pendant 180 jours. L’étude a révélé que sur les 8856 relations sexuelles relatées, 7 % ont avoué mettre leur capote trop vite et, parmi eux, 5 % ont reconnu un retrait partiel ou total ou une déchirure du préservatif au cours du rapport.
En revanche, seulement 2 % des personnes qui assurent prendre leur temps pour mettre un préservatif ont été confrontées à ce genre de problème lors de leurs ébats. Mettre son préservatif à la hâte aurait donc une influence non négligeable sur la sécurité du rapport sexuel.

Infections sexuellement transmissibles
Outre le danger de provoquer une grossesse non désirée, (si la femme ne prend pas de contraception), les chercheurs rappellent les nombreux risques que l’oubli du port d’un préservatif induit, notamment celui de contracter des infections sexuellement transmissibles (IST).
Autrefois appelées MST, (maladies sexuellement transmissibles), les IST se logent dans certains micro-organismes tels que des bactéries ou des champignons. Comme leur nom l’indique, elles se transmettent lors des rapports sexuels. Elles sont nombreuses et certaines sont potentiellement mortelles. C’est le cas notamment de l’hépatite B, du sida ou encore du papillomavirus, cette dernière pouvant provoquer un cancer de l’utérus.

 

Les plus de 50 ans boudent le préservatif
En mai dernier, le médecin britannique Charlotte Jones a déclaré avoir constaté une hausse importante des cas de blennorragie et de syphilis ainsi qu’une propagation rapide de maladies vénériennes sous surveillance telles que la mycose vaginale et la chlamydia, chez ses patients de plus de 50 ans.
Par ailleurs, ce même médecin rapporte une hausse de 7 % des MST chez les plus de 65 ans et de 3 % chez les personnes de 45 à 65 ans entre 2012 et 2011. Pour expliquer ces cas de contamination qui se multiplient, cette médecin confie : « Les personnes de plus de 50 ans n’ont pas la même habitude des préservatifs que les jeunes». En France, le bilan est à peu près similaire.

 Au vu de ces résultats, il serait donc judicieux de se remettre en mémoire le conseil de Christophe Dechavanne désormais célèbre, « sortez couverts »…mais aussi de prendre son temps !

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