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QUESTION D'ACTU

A répéter pendant 30 secondes

Fringale : 4 gestes pour résister à la tentation

Se tapoter le front de l’index n’aide pas forcément à mieux réfléchir… mais éviter de céder à un accès de gourmandise. C’est ce que suggère une petite étude américaine.

Fringale : 4 gestes pour résister à la tentation SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

  • Publié 09.11.2014 à 11h56
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« Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder. » N’en déplaise à Oscar Wilde, se tapoter le front avec l’index pendant 30 secondes est aussi efficace… au moins pour résister à un accès de gourmandise. C’est ce que suggère une petite étude présentée au congrès annuel de l’Obesity Society. Elle a évalué l’efficacité de quatre gestes destinés à détourner l’attention d’aliments attirants.

 

Faire diversion

55 personnes présentant une obésité sévère ont pris part à cette expérience, dans le cadre du programme de perte de poids du Mt Sinai St Luke’s Hospital (New York, Etats-Unis). L’équipe du Dr Richard Weil a commencé par présenter 4 aliments gourmands aux volontaires. Chacun a noté, dans un premier temps, l’intensité de son envie de les manger, dans un second temps, avec quelle précision l’aliment apparaissait dans leur esprit.

 

Les chercheurs ont ensuite proposé aux participants de répéter quatre gestes pendant 30 secondes : fixer un mur (mouvement témoin), se tapoter le front ou l’oreille avec l’index, tapoter le sol avec un orteil. Tous remplissent la même fonction : détourner l’attention du cerveau de l’envie de grignoter. La méthode semble efficace puisque, dans tous les cas, les volontaires se sont déclarés moins enclins à céder à leur envie. Le fait de se tapoter le front semble légèrement plus efficace : non seulement il réduit le désir de manger, mais en plus il « floute » l’image mentale des aliments. 

« Cela renforce l’idée qu’il est possible de se détourner de ses envies de nourriture, même de nos aliments préférés, et peu importe son poids de départ », a commenté le Dr Weil lors de sa présentation. « Ceci pourrait être intégré à des stratégies de perte de poids. »

 

Penser à l’impact à long terme

Une autre étude, présentée au congrès de l’Obesity Society, a suggéré que le cerveau peut contrôler le comportement alimentaire. 25 participants ont subi des examens par IRM, durant lesquels ils devaient s’imaginer différents aliments appétissants (pizza, frites, glaces…). A un certain moment, les chercheurs leur ont demandé de réfléchir à l’impact de cette consommation sur le long terme. « Grâce à l’IRM, nous avons montré que (cela) accroît l’activité d’une région du cerveau impliquée dans le contrôle des inhibitions et dans l’auto-régulation », a expliqué le Dr Kathryn Demos. En fait, cette stratégie s’apparente beaucoup aux approches adoptées pour arrêter de fumer.

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