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Absentéisme : les maladies en tête des motifs d’arrêt

L’absentéisme en milieu professionnel est en plein boom. Pour 59 % des directeurs des ressources humaines, il s’agit avant tout d’absences liées à l’état de santé des employés.

Absentéisme : les maladies en tête des motifs d’arrêt REX/Mood Board/REX/SIPA

  • Publié 04.09.2014 à 13h03
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Plus de deux semaines d’absence du bureau en moyenne… souvent pour des raisons de santé. Selon le dernier baromètre du cabinet Alma Consulting sur l’absentéisme dans les entreprises françaises en 2012, l’absentéisme progresse et le poids sur l’économie s’alourdit, notamment pour la Sécurité sociale.

 

L’état de santé en tête

Les directeurs des ressources humaines (DRH) de 323 entreprises ont été interrogés sur les absences relevées au cours de l’année 2012. Les employés ont été absents en moyenne 16,6 jours par an mais ces données varient fortement. Ainsi, les plus de 50 ans détiennent le record de la durée, avec 27,7 jours en moyenne. L’âge des collaborateurs n’est d’ailleurs pas étranger aux motifs de l’absence : la santé devient la raison principale à mesure qu’ils vieillissent. Mais les jeunes ne sont pas épargnés non plus : leurs absences pour maladie sont fréquentes, et de courte durée.

 

D’ailleurs, l’état de santé est responsable de l’absence pour 59 % des DRH. Maladies saisonnières, fatigue, état de santé physique et psychologique sont invoqués. L'environnement professionnel joue un rôle. Les conditions de travail sont pointées par 41 % des DRH (bruit, température, lumière, odeurs…), la charge de travail et l’organisation par 40 % d’entre eux.
Le poids pour la Sécurité sociale est considérable : en 2013, la commission des comptes a estimé les dépenses en indemnités journalières à 8,77 milliards d’euros.

 

De l’importance de bien dormir

Pour lutter contre l’absentéisme, les entreprises s’organisent. Le plus souvent, elles tentent de prévenir les risques professionnels et d’améliorer les conditions de travail. Et si les « contre-visites médicales » restent relativement rares, les options alternatives se développent. Le baromètre souligne ainsi la progression des actions en lien avec le « bien-être du personnel », notamment en prévention des risques psychosociaux.

 

Sensibiliser les collaborateurs à l’importance de bien dormir pourrait aussi être une piste. Une étude parue dans l’édition de septembre de la revue Sleep souligne le rôle de la durée de sommeil dans l’absentéisme. Menée auprès de 3 760 Finnois et Finnoisses, elle établit un lien entre un sommeil trop court (moins de 6 heures) ou trop long (plus de 9 heures) et l’absence pour maladie. « Il faut promouvoir une durée de sommeil optimale, puisque un sommeil très court ou très long est indicateur de problèmes de santé ou d’absence pour maladie à venir », analyse le Dr Tea Lallukka, de l’Institut finnois pour la santé professionnelle. « Ceux qui dorment 5 heures ou moins, ou 10 heures ou plus, étaient absents du travail de 4,6 à 8,9 jours chaque année, par rapport à ceux qui avaient une durée de sommeil optimale. »

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