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Ebola : un nouveau test plus rapide pour détecter le virus

Par Léa Drouelle

Des chercheurs japonais ont mis au point une nouvelle méthode pour identifier le virus Ebola. Ce nouveau test est plus rapide et coûte moins cher que l'actuel.

SIPANY/SIPA

Un test plus rapide et moins cher pour détecter le virus Ebola : voilà ce que propose des scientifiques japonais. Une équipe de chercheurs de l’Université de Nagasaki a en effet mis en place un nouveau processus permettant d’identifier le virus. Les chercheurs proposent une version simplifiée du test déjà existant. Elle consiste à chauffer des éprouvettes de sang de patients potentiellement contaminés et d’y ajouter « une amorce », qui amplifie les gènes spécifiques à Ebola. La présence du virus se détecte si le liquide, chauffé à 65 degrés, devient trouble.
Ce test est moins chronophage que l’actuel. En effet, il ne prend que 30 minutes, au lieu de 2 heures. Autre avantage : il coûte moins cher. «  Ce procédé japonais qui ne nécessite qu’un simple équipement de chauffe alimenté par une batterie ne coûte que quelque centaines de dollars, un prix que les pays en développement devraient être en mesure de payer », explique le Pr Jiro Yasuda, qui a supervisé les recherches.

« Nous n'avons pas encore reçu de demandes, mais serions heureux d'offrir ce moyen d'analyse qui est prêt », ajoute t-il. Cette nouvelle méthode pourrait effectivement être précieuse pour les pays touchés par l’épidémie du virus, qui sévit depuis fin mars 2014 en Afrique de l’Ouest

La plus grosse épidémie d’Ebola de l’histoire
Dans un discours prononcé devant les Etats membres de l'ONU le mardi 2 septembre, la présidente internationale de Médecins Sans Frontières, le Dr Joanne Liu, a dénoncé « le manque de ressources internationales, laissant les ministères de la Santé et les ONG seuls face à une épidémie d’une ampleur sans précédent »

Pour rappel, selon le dernier rapport de l’OMS, 1 552 décès ont été recensés des suites de la maladie et 3 069 cas suspectés et avérés ont aussi été enregistrés depuis le début de l'épidémie.