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QUESTION D'ACTU

Demande d'asile en Australie

Conférence sur le Sida : 25 délégués refusent de retourner dans leurs pays

Plus d’une vingtaine de délégués a demandé un droit d’asile à Melbourne, où se tenait la conférence internationale du Sida. La plupart d'entre eux sont africains.

Conférence sur le Sida : 25 délégués refusent de retourner dans leurs pays Ramon Espinosa/AP/SIPA

  • Publié 04.08.2014 à 15h59
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Venus pour la conférence internationale sur le Sida, qui s'est achevée fin juillet à Melbourne (Australie), 25 délégués ont refusé de rentrer chez eux. Selon une association de sans-abri de la ville, ces réfugiés « ont tous l’intention de déposer des demandes d’asile ». La plupart d’entre eux sont originaires de pays africains hautement répressifs en matière d'homosexualité. Travailler en faveur de la lutte contre le Sida y représente un réel danger.


Les lois homophobes d'Ouganda
L’Afrique est le continent le plus touché au monde par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). 23 millions de personnes sont infectées, soit 70 % de la population concernée dans le monde. Les progrès en matière de recherche autour des traitements et méthodes de prévention ont progressé de manière considérable ces dernières années. Mais les procédures de lutte contre le Sida ont été freinées par le caractère très homophobe dans certaines législations. C’est notamment le cas de l’Ouganda. Cité comme exemple par la Banque mondiale pour ses progrès en matière de recherche de traitement, c'est aussi le pays où l’homosexualité est interdite et passible de peine de prison.

 

Des conditions de travail délicates
Inutile donc de préciser qu’il est très difficile pour un chercheur de travailler dans un centre de recherche contre le VIH dans des pays tels que la Mauritanie, la Somalie ou le Soudan, où un homosexuel risque la peine de mort. En effet, l’idée reçue la plus ancienne, et qui persiste encore dans plusieurs pays, selon laquelle le Sida serait une maladie contractée et propagée par les homosexuels est encore très présente dans ce pays. En avril 2014, la police ougandaise accusait l’organisme de lutte contre le Sida Walter Reed Project, financé par les Etats-Unis de « promotion de l’homosexualité », alors que le gouvernement venait de faire passer une loi anti-gay - annulée par la suite - visant à durcir les sanctions prises contre les relations entre deux personnes du même sexe.

 « A ce jour, 38 pays, territoires et zones appliquent les lois restrictives liées au VIH », a rappelé un récent rapport de l’ONUSIDA. De telles discriminations ont un impact direct sur la santé des séropositifs : manque d’accès aux traitements, refus de soins, prévention lacunaire ou inexistante… Un accès équitable à des services VIH de qualité est « impératif », martèle l'agence spécialisée de l'ONU, autant pour le respect des droits de l’homme que dans un objectif de santé publique.

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