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QUESTION D'ACTU

Etude sur la souris

Un traitement de la sclérose en plaques efface les mauvais souvenirs

Les victimes de traumatismes voudraient pouvoir oublier. Cela pourrait bientôt devenir possible. Un médicament contre la sclérose en plaques aide à effacer les mauvais souvenirs.

Un traitement de la sclérose en plaques efface les mauvais souvenirs Jansen Neal & M/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 26.05.2014 à 13h47
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  • Mots clés :
  • SEP

Oublier ses mauvais souvenirs, c’était le scénario du film Eternal Sunshine of the Spotless Mind, de Michel Gondry. La réalité pourrait bien rejoindre la fiction. Ce 25 mai, dans Nature Neuroscience, des chercheurs détaillent les effets bénéfiques d’un traitement utilisé dans la sclérose en plaques (SEP) pour effacer des souvenirs traumatiques.

 

Chez les patients atteints de SEP, le fingolimod (Gilenya) inhibe le récepteur qui régule les lymphocytes T. Mais le médicament agit aussi les enzymes histones déacétylases ; on les retrouve dans les neurones, et plus particulièrement l’hippocampe, qui est le centre de l’apprentissage et de la mémoire. Il pourrait donc avoir des effets bénéfiques après un événement traumatique, ont supposé des chercheurs de l’université Virginia Commonwealth (Etats-Unis).

 

Des effets sur le long terme

L’équipe de chercheurs a testé l’efficacité du fingolimod chez des souris. Un groupe a reçu un placebo,  l’autre le médicament. Tous les rongeurs ont été subi le même protocole : ils ont été placés dans une cage, soumis à une légère décharge électrique puis ressortis. Régulièrement, les chercheurs les ont replacées dans la cage et évalué leur réaction. Les souris sous placebo ont manifesté du stress en s’immobilisant dans la cage. Sur le court terme, les rongeurs traités au fingolimod se sont aussi figés. Mais une journée après l’administration du médicament, ils n’ont plus manifesté de stress.

 

Le médicament traverse la barrière cérébrale et aide les animaux stressés à oublier le traumatisme. Le mécanisme pourrait être similaire dans le système nerveux central humain, estime l’équipe. Ce qui est plus connu comme le processus d’extinction de la peur est évalué chez de nombreux patients atteints de phobies, troubles du comportement alimentaire, bouleversement émotif ou encore traumatismes.
Le fingolimod n’est certainement pas la solution idéale à ces troubles psychiques, rappellent les auteurs de l’étude. Le médicament possède trop d’effets indésirables sur le système immunitaire, le cœur et les poumons. En revanche, l’étude jette les bases du développement de nouveaux traitements plus spécifiques.

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